Tramadol, valium ou chanvre indien, la consommation de ces drogues est devenue une dépendance chez bon nombre de jeunes guinéens. Ce qui pourtant entraine des troubles de comportements et peut engendrer la folie.

Selon un médecin qu’on a rencontré, tout commence à l’adolescence, lorsque le jeune se lance dans des mauvaises fréquentations. C’est ainsi qu’il découvre la cigarette, la bière ou les autres drogues dures comme le cannabis, le diazépam appelé valium dans le jargon, pour ne citer que celles-ci. Du coup, ils prennent du goût à les consommer et le sevrage dévient impossible chez certains. Selon docteur Siaka Sangaré, d’autres personnes sont par contre prédisposés à développer une maladie mentale et pensent que la drogue peut les soulager.

« C’est le cas des personnes qui souffrent de troubles d’humeurs liés au stress quotidien de la famille. Ils vont penser qu’en prenant la drogue, ça peut les aider à se passer de ces effets négatifs d’humeur » a dit ce médecin d’une structure sanitaire spécialisée dans le traitement des malades mentaux.

Ces drogues consommées par les jeunes ont pourtant des effets néfastes sur leur santé et leur environnement social.

« Ils vont commencer à se comporter bizarrement avec leurs supérieurs et avec leur entourage. Tous ces facteurs sociaux agissent sur leur environnement et peut entrainer des troubles sur la personne. En plus, le consommateur dévie négligeant envers lui-même au point de se faire considérer comme un fou par l’entourage » a explique ce médecin. Et ce n’est pas tout. « Celui qui avait l’habitude de se laver tous les jours ou deux fois quotidiennement ne se lave plus ou bien reste une semaine sans se laver. Celui qui avait l’habitude de se coiffer et porter de beaux habits ne prend plus soins de lui-même. Il croit négatif les autres et finalement, l’entourage commence à le traiter de malade mental » précise Docteur Sangaré.

Ces derniers temps, les jeunes consomment le cannabis par exemple à travers les chichas en lieu public. De quoi susciter une traque des services de lutte antidrogue. Les comprimés (valium et tramadol) aussi, se vendent sur le marché au vue et au su des autorités qui laissent faire.

Mamadou Kossa Sow depuis Labé pour couleurguinee