Selon  la vanguardia un journal espagnol, des milliers de manifestants sont descendues dans la rue à Hong Kong pour protester contre la loi chinoise qui menace son autonomie.

Cette autre partie du monde ou la liberté d’expression et de manifestation est fortement réprimée a enregistré des séries de manifestations depuis le début de l’année.

 

Ces rassemblements sont souvent émaillés d’incidents, la police recourant à plusieurs reprises à des tirs de gaz lacrymogènes.

Ce bras de fer entre pro démocratie et force de l’ordre est dû à l’adoption ce vendredi un projet de loi visant à “prévenir, arrêter et sanctionner” tout acte de “trahison, sécession, sédition, subversion” et d’autres comportements qui mettent en danger la sécurité nationale à Hong Kong par Pékin.

Cette autre situation survient en pleine crise épidémique du covid 19. Les autorités avaient interdit tout regroupement alors que  le mouvement pro démocratie de Hong Kong avait à son tour aussi multiplié les appels pour dénoncer le projet anti démocratique de Pékin, mettant gravement en péril le principe du « pays deux systèmes » qui gouverne Hong Kong depuis 23 ans et qui est revenu à la souveraineté chinoise, et par lequel l’ex colonie jouit d’un plus grand degré d’autonomie.

Ses habitants jouissent de la liberté d’expression, de la liberté de la presse et de la justice indépendante; trois droits inconnus en Chine continentale.

Certains manifestants échappent de justesse aux gaz lacrymogènes et aux coups de matraque  de la police antiémeute ce dimanche à Hong Kong. Mais tout laisse à croire que la partie est encore loin d’être terminée.

De Barcelona, par Aliou Safiatou Diallo pour couleurguinee