Circuler sur la transversale T5- Cosa donne envie de vomir. Des ordures ménagères sont posées çà et là sur la bande courante qui sépare le bitume. Une image repoussante et une odeur insoutenable étreignent les passants. Dans le cadre de la lutte contre l’insalubrité, la mairie de Ratoma a pris des dispositions contre ceux qui déversent ces ordures. Désormais, il est interdit à tout citoyen de verser des ordures sur la route, sur les trottoirs ou dans les caniveaux. Quiconque se rendra coupable d’une telle forfaiture, sera soumis au paiement d’une amende de 200.000fg.

A signaler que ce n’est pas la première fois que de telles dispositions sont prises. De par le passé, les mêmes dispositions avaient été prises pour la gestion de la salubrité, mais elles n’ont pas prospéré. Cellou Diallo, conseil communal à la mairie de Ratoma, président de la commission Environnement et développement durable, rappelle que cette mesure n’a rien de nouveauté, elle n’est pas une particularité non plus pour la commune de Ratoma. Ce sont des dispositions réglementaires dit-il prises autour de la gestion de la salubrité qui ont été validées par les conseils de ville

« Ce qu’il faut dire, cette mesure n’est pas nouvelle, elle n’est pas une particularité pour la commune de Ratoma. C’est juste les règlements sur la gestion de la salubrité qu’on est en train d’appliquer. Règlement qui a été bien validé par les conseils de ville des années passées. Nous avons décidé de l’appliquer partant du fait que les citoyens refusent de se conformer à la norme, qui veut que chaque citoyen s’abonne à une PME. Donc, c’est pour un peu amener les gens à s’abonner, à cesser de mettre les ordures sur les trottoirs, dans les caniveaux, au bord de la mer, même dans le lit des cours d’eau » a- t-il expliqué.

Il ajoute que des équipes sont mises en place, quiconque sera pris en train de mettre les ordures sur les trottoirs sera mis aux arrêts et sera mis à la disposition du commissariat de police le plus proche, pour payer l’amende conformément à la loi et la loi dit que c’est de 100.000fg à 500.000fg » a-t-il rappelé.

Cellou Diallo affirme que ces dispositions réglementaires ne sont pas prises contre les citoyens mais plutôt pour eux puisque quand la ville est sale, quand la commune est sale, dit-il c’est aussi les mêmes citoyens qui sont les premiers à se plaindre comme quoi, “qu’est-ce que la mairie fait? Nous avons élu des gens, qu’est-ce qu’ils font ? Qu’est-ce que l’Etat fait ainsi de suite”. Ensuite, il rappelle que les bacs à ordures qui sont installés le long des routes, ne sont pas les meilleures solutions. Selon lui, la meilleure solution serait que les citoyens s’abonnent à des PME.

« Cette solution des poubelles le long de la route, n’est pas une solution définitive, ce n’est d’ailleurs pas la solution, c’est une solution provisoire le temps pour l’unité de gestion du projet de Conakry de finir l’aménagement des points de regroupement des déchets. Donc, ça ne va pas rester longtemps, voilà pourquoi on dit aux citoyens, la solution c’est quoi, c’est de s’abonner à une PME de collecte d’ordures. C’est la PME qui est habilitée à prendre les ordures dans les ménages et à les envoyer dans les zones de transit et de tri des déchets » a-t-il fait savoir.

Par Mamadou Baïlo Diaguissa Sow pour couleurguinee