Hadja Thamar Thiam, membre du bureau exécutif du parti Union des Forces Républicaines (UFR) et chargée du processus électoral est contre l’installation des chefs de quartier. Elle y voit une autre combine du pouvoir. Elle défend la position du pouvoir.

« Pour qui connait la Guinée, depuis le premier régime, les chefs de quartier ont toujours joué des rôles prépondérants dans les élections. Vu que la CENI ne dispose pas de tous les cadres lors des élections pour les démembrements, on utilise toujours les chefs de quartier, les chefs de districts. Quelques fois même, c’est eux qui reçoivent le matériel électoral et participent à la distribution. Et qui connait que la Guinée est à 90% de musulmans, les chefs coutumiers, dont les chefs quartiers ont toujours une ascendance sur la population. Ils ont beaucoup plus confiance aux chefs de quartier qu’à certains ministres » dit-elle

Elle avertit les opposants.

« Les chefs de quartier contribuent au bourrage des urnes, aux mauvaises distributions des cartes d’électeurs partout où c’est la mouvance qui a beaucoup de militants, on distribue là-bas les cartes, quand c’est l’opposition qui est majoritaire dans un quartier, on soustrait les cartes, on ne les distribue pas ainsi de suite. Donc, c’est dans ce cadre que le pouvoir procède pour manipuler les élections » révèle cette femme.

                                                            Par Aïssatou Diallo pour couleurguinee