Plusieurs citoyens présumés militants et sympathisants de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée résidant aux quartiers Missiran et Mobil quittent la ville de Kankan pour rejoindre leur région d’origine. Ils disent que c’est pour échapper aux exactions. Dans la journée de ce mercredi 14 octobre, plusieurs véhicules ont été aperçus à la sortie de Kankan en train de charger ces citoyens.

Pendant près 48 heures, des scènes de violences ont été enregistrées dans la cité de Kankan en debut de semaine. Violences ayant entraîné des pillages, des vandalismes et ayant fait une trentaine de blessés. Passant des nuits à la belle étoile ou auprès des voisins et craignant de nouvelles violences, plusieurs citoyens de ces quartiers rejoignent  les villes comme Mamou, Labé, Dalaba. Réagissant sous le couvert de l’anonymat, un compatriote estime qu’il se sentirait mieux dans ces localités

« On a tout perdu, l’économie de plusieurs efforts sont parties, notre vie est à refaire. Est-ce que nous pourrions le faire, pas sûr » A-t-il laissé entendre.

Difficile pour Elhadj Alpha Saliou Diallo de répondre à nos questions, dépassé par les faits, la soixantaine, il donne les raisons de ce déplacement inattendu « j’envoie ma famille pour les mettre à l’abri des nouvelles violences, d’ailleurs, je n’ai rien avec moi et pour quoi dois-je les garder ici. A Mamou, ils sont plus en sécurité » A-t-il dit.

Plusieurs citoyens originaires de Kankan disent ne pas comprendre le silence des autorités et la notabilité de Kankan sur ces violences et surtout sur le déplacement des citoyens vers d’autres régions par peur de violences.

Par Mariame Siré Traoré pour couleurguinee.info