Le préfet de Kankan, Aziz Diop est cité dans un conflit domanial opposant des familles Diakité dans le quartier Dalako, Il doit comparaitre devant le juge du tribunal de première instance de Kankan.

C’est le jeudi 26 mars, que le tribunal de première instance, a commencé le jugement de cette affaire, dans laquelle les familles de Ousmane Diakité accusent Daouda Diakité, tous du quartier Dalako (secteur 1) dans la commune urbaine de Kankan d’avoir démoli leur clôture sur instruction du préfet Aziz Diop.

Après la confirmation des charges contre les accusés, la cour ayant statué à l’absence de la partie civile à l’ouverture de ce jugement, a posé des questions à tous les accusées principalement, Daouda Diakité alias Daoudaba. Ils ont tous nié en bloc les faits de destruction d’édifices privés qui leurs sont reprochés, Mais, ont tous reconnus leur présence autour du mur appartenant à la famille de Ousmane Diakité au moment de sa démolition. Pour leur défense, ils diront qu’ils étaient en ce moment à l’attente du préfet Aziz Diop.

C’est cette déclaration qui sous-entend sa probable implication dans ce litige domanial. La cour a jugé nécessaire de citer M. Aziz Diop lors de la prochaine audience reportée au 1er avril.

Rappelons que ce n’est pas la première fois que Aziz Diop se retrouve au cœur d’une affaire domaniale. Déjà au mois de février 2018, conjointement avec le gouverneur Gharé et le sous préfet de Batè-Nafadji, il avait été cité à comparaître devant le tribunal  pour  répondre aux accusations de certains ressortissants de cette commune rurale, qui dénonçait son « immixtion » dans une autre affaire domaniale qui avait même abouti à l’affrontement qui avait fait des blessés dans la sous-préfecture.

Même si aux dernières nouvelles, les audiences ont été pour le moment suspendues par les autorités nationales pour cause du Covid-19, reste quand même à savoir si pour une fois, le tribunal de première instance de Kankan, sera en mesure de faire comparaitre cet autre poids lourd du la mouvance.

                                                                                      Par Mariama Tata Diallo, pour couleurguinee.info