Depuis l’annonce faite par le Président de la République concernant le port obligatoire des bavettes en vue de rompre la chaîne de contamination de coronavirus en Guinée, le constat révèle que les prix des bavettes ont augmenté dans les points de vente tant à Kankan.

Selon un constat fait, Kankan ne fait pas exception à cette règle de flambé des prix. Selon Mohamed Camara, vendeur de bavettes, rencontré au centre Likida s’explique:

« Au début, on ne vendait pas les bavettes, mais c’est à cause de cette pandémie que nous sommes allés à Conakry pour voir si on pouvait nous approvisionner. Les autres prenaient à 7000fg, 8000 fg voire 10000 fg, mais nous on a pris en gros, à 3500 fg l’unité, après calcul en tenant compte de la distance, on a cherché à avoir 1500 fg d’intérêt. Même si on ne gagne pas beaucoup, c’est juste pour aider la population, parce que le temps va passer, parfois même on vend deux à 5000 fg » A-t-il dit.

Idrissa Konaté pharmacien de profession au marché Lofèba, reconnait que c’est à cause de la forte demande que le prix des bavettes a flambé sur le marché « Avant on vendait un paquet de 50 bavettes à 100000fg, mais si c’est le détail, on vend une bavette à 3000 fg ce qui nous donne 150 000 fg comme bénéfice sur chaque paquet. Comme actuellement, nous sommes en période de crise sanitaire, chacun cherche à augmenter le prix pour se faire de l’argent »A-t-il reconnu

Avec l’ampleur de la propagation du Coronavirus en Guinée, plusieurs personnes se sont donné comme tâche, la vente des bavettes pour se faire de l’argent. C’est le cas de Fanta Keita, rencontrée au rond-point du grand marché: « Je vendais ces bavettes, mais quand vous voyez que je me suis trop lancée là dans, c’est à cause de la propagation de cette pandémie. Avant je m’approvisionnais à travers les pharmacies, j’achète un paquet à 100000 fg, mais je vends une bavette à 7000 fg ou 8000 fg »

On peut affirmer sans risque de se tromper que cette période de crise sanitaire profite bien aux vendeurs en termes de rentabilité économique.

Par Mariama Tata Diallo, pour couleurguinee.info