Sous haute surveillance, un Caterpillar a effacé le complexe scolaire « Balouta Diallo » de la carte ce samedi. Une image difficile à supporter. La casse s’est déroulée sous le nez et la barbe du propriétaire de cette école. Elle était parmi les rescapés de la casse des mois passés. Les mosquées qui étaient jusque-là épargnées sur le site ont aussi été démolies. Certains nostalgiques de Kaporo-rails, leur ancien quartier, sont venus vivre ce spectacle.

« Je suis meurtrie en regardant cette infrastructure voler en éclat. Je peine à trouver les mots pour qualifier ce que je ressens aujourd’hui » nous a laissé entendre M. Lona Antoine Directeur de cette école.

Gorge nouée par l’émotion, Aissatou Diallo la fille du fondateur a lâché dans la foulée « on s’en remet à Dieu » larme aux yeux.

Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Des recycleurs étaient déjà sur les ruines pour ramasser des matériaux divers.

La célèbre bâtisse « Balouta Ecole » a été construite en 1993. Elle avait été épargnée lors la casse de février 2019. Interrogé, Samba Sow le porte-parole des victimes de la casse à kaporo-rails dit attendre la fin de la pandémie de Covid-19 pour continuer les démarches pour que justice soit faite dans cette casse.

                     Par Abdul Karim Barry pour  couleurguinee.info