Les opérateurs économiques de la ville de Kindia ont du mal à écouler leurs produits en cette période de crise sanitaire. Ils rencontrent d’énormes difficultés dans le transport de leurs marchandises qui sont souvent bloquées à Kouria dans la préfecture de Kindia. Les clients se font rares à cause de la pandémie, qui prend de l’ampleur en république de Guinée.

Depuis l’isolement de la capitale Conakry, les commerçants de Kindia  peinent à écouler leurs marchandises. Chaque jour des fruits pourrissent sur la route Kindia -Conakry explique le président de l’antenne préfectorale de la chambre de commerce, industrie et artisanale de Kindia « Le coronavirus qui frappe la Guinée, joue négativement sur le secteur informel. Si nous prenons nos produits ici, destination Conakry (la capitale), nos produits sont bloqués au niveau du barrage à Kouria et à Coyah. Les légumes comme : la tomate, la patate, l’ananas, les feuilles… des jours, c’est là-bas ils pourrissent. Si on charge à Conakry pour envoyer à Kindia, toujours nos commerçants sont bloqués encore aux mêmes endroits, deux jours, trois jours ça trouve que tout ce qui est beurre, mayonnaise avec la chaleur, tout est gâté. Actuellement nous avons de sérieux problèmes pour exercer notre activité de façon normale » Explique Ousmane Bodié Baldé

Au grand marché CFAO, plusieurs boutiquiers se plaignent d’une mévente en ce mois saint de ramadan, indique Alseny Sow

« Depuis que le Covid -19 a commencé, les choses sont devenues très difficiles. On ne revend plus comme il faut. Avant, quand tu envoies un conteneur,  ça ne faisait pas une semaine mais depuis l’apparition de cette maladie, les clients se font rares, quand tu envoies un conteneur il peut faire un mois voire plus. La vérité est que rien ne marche » Déplore ce commerçant

Mamadou Bobo Barry, vendeur de téléphone à proximité de la boucherie parle d’un arrêt total des activités en cette période de pandémie « Actuellement, rien ne marche. Cette maladie impacte toutes les activités du marché, tous les secteurs sont touchés. Nous sommes dans un moment très difficile, nous vendeurs et même les clients. Ils préfèrent acheter quoi nourrir la famille que de venir acheter nos téléphones. Donc l’État doit faire tout pour mettre un  terme à cette maladie » Ajoute-t-il

Par Bountouraby Dramé, Kindia pour couleurguinee.info