Après un échec de leur dernier accord, les travailleurs de Diamond Ciment licenciés il y a de cela un mois ont battu le pavé ce lundi, 20 avril 2020 pour exiger leur indemnisation. Les activités de cette usine située dans le district Amarayah dans la sous préfecture de Sougueta sont paralysées par des manifestations incessantes.

La semaine dernière a été huppée en manifestations de ces travailleurs licenciés pour cause du nouveau coronavirus. Selon ces ouvriers, leurs réclamations acceptées par les autorités n’ont pas été réalisées, explique le porte parole de ces grévistes.

« Nous allons unir les 98% des travailleurs de ce programme pour réclamer notre droit . Le changement de la situation des travailleurs ici est possible  grâce à l’unité, et tous ceux qui veulent un avenir meilleur. Donc, nous devons  tous chercher à être reconnus dans ce mouvement. Le combat continue. La fois passée on avait conclu au bureau que les travailleurs licenciés doivent avoir, le payement de règlement, des mesures d’accompagnement, le payement de 6 mois d’arriéré de salaire. Ensuite régler la caisse nationale de sécurité sociale. Ils ont  dit d’accord. Tout s’est passé en présence de l’inspecteur régional du travail de Kindia. Par après, lui même est revenu, il a dit venez, nous allons vous payer. On lui a dit que ce n’est pas ce qu’on avait arrêté, parce que on ne donnait aux gens que 1 million. Il nous a dit qu’il n’est pas venu pour durer. Son ministre l’attend. Nous, nous voulons qu’on effectue un bon calcul. Quelqu’un ne peut pas travailler pour toi pendant des années et que tu le licencies un beau matin sans mesures d’accompagnement. D’après nos calculs, chacun de nous doit recevoir 6 millions de francs guinéens par an. Nous avons fait ici trois ans, comment tu peux tendre 1 million à quelqu’un à qui tu dois des millions. Nous comme ils ne veulent pas accepter de nous régler, nous aussi nous allons continuer à empêcher les activités ici. Nous n’allons pas quitter devant l’usine jusqu’à la satisfaction de nos revendications et celui qui veut travailler, doit passer sur nos cadavres. » A exigé le porte parole.

Mohamed Kaba, assistant administratif de cette société en état de construction accusé de ne pas respecter le dernier accord et empêché de se rendre à l’usine explique « Aujourd’hui nous sommes avec l’inspecteur du travail qui met tout en œuvre pour qu’on puisse régler cette situation. Tous les calculs d’indemnisation ont été faits par l’inspection régionale du travail à Kindia. Jusqu’à présent certains qui manifestent refusent leur montant. D’après eux, il y a des anomalies dans le calcul. Ce qui est certifié par l’inspection générale du travail, je me demande où est l’anomalie dans ces différents calculs. En fait par rapport au montant qu’ils qualifient de dérisoire, je me dis le règlement  il faut savoir aussi. Le problème c’est quoi, chaque personne doit recevoir un montant. Ils ont déjà fait un mouvement par rapport à leur revendication en disant que chacun doit avoir un montant exorbitant. Au fait, les montants sont alloués en fonction du temps que celui l’a a passé sur le terrain avec les différents contractuels. S’ils ne sont pas d’accord avec ces montants, qu’ils viennent avec les preuves qui montrent  qu’ils ont travaillé de plus, depuis telle date et par rapport à cela, on va régler. La seule solution à ce problème, il faut qu’ils acceptent de venir discuter. » Rassure t-il

Pour le moment, rien  n’est dans cette affaire d’argent. Les regroupements sont perceptibles malgré les recommandations pour barrer la route de coronavirus. Certains risquent d’être emprisonnés.

Dossier à suivre…

Par Bountouraby Dramé, Kindia pour couleurguinee.info