Une vendeuse aurait reçu un coup de tête d’un agent de la police communale au grand marché de la ville des agrumes. L’incident s’est produit au moment où les agents de la police communale menaient une opération de désengorgement des artères de la ville de Kindia. La victime du nom de M’mahawa s’est évanouie avant d’être transportée à l’hôpital régional Alpha Oumar Diallo de Kindia.

C’est une fille vendeuse de boucle d’oreilles qui aurait reçu un coup de tête d’un policier communal sur l’artère principale de la ville de Kindia. Couchée à l’hôpital sous perfusion, M’mahawa Soumah se confie  « Je descendais les boucles d’oreilles en main, une dame m’a appelée. Je lui ai dit de descendre un peu car les policiers n’acceptent pas qu’on revende sur la route. C’est ainsi qu’un policier a surgi, il est venu me tirer le plateau. Il m’a dit de laisser, je lui ai dit non. Une dame qui était auprès m’a dit de laisser. J’ai laissé le plateau. Il a fait tomber mes boucles d’oreilles. Comme il partait au bureau, je me suis précipitée pour le plateau, c’est là qu’il m’a donné un coup de tête et je suis tombée » Explique M’mahawa  Soumah

Après s’être évanouie, les autorités du marché ont fait rentrer la victime dans le bureau de l’administratrice du marché pour qu’elle reprenne connaissance. Cette situation a mis en colère plusieurs  femmes dudit marché. Le commandant de la police communale de Kindia, Fodé Momo Sylla parle des difficultés liées à la gérance de ces différents endroits « Ce que les femmes nous font ici est mal. Elles viennent s’arrêter sur la route pour vendre, quand tu leur dit de quitter, elles refusent. Tu viens pour prendre leur colis, elles se lèvent.  Tu tiens le plateau, elle le tient aussi en refusant d’aller au bureau. Elles ne nous accordent aucun respect. Pourtant, la route c’est pour les voitures, les motos et non les piétons à plus forte raison ces vendeuses.  Aujourd’hui, elles se sont levées pour nous tuer, soit disant qu’on a tué quelqu’un. Tout ça là, c’est pour saboter nos actions et celles de la commune. Nous demandons aux autorités de dire à ces femmes vendeuses de quitter sur les routes de Kindia » At-Il dénoncé

L’administratrice du marché accompagnée par certaines femmes a transporté la fille à l’hôpital. Elle demande aux femmes et commerçants ambulants de libérer les rues  de Kindia « Ce qui s’est passé aujourd’hui est grave. Tous les jours on dit à ces femmes de quitter sur la route. Je leur ai dit à maintes reprises de venir se recenser et à mon tour j’irai pour voir dans le hangar s’il y a des places,  elles peuvent aller s’installer là-bas. Elles doivent comprendre que la route n’est pas leur place » Explique Madame Aissatou Sow.

Par Bountouraby Dramé, Kindia pour couleurguinee.info