Des élèves sont descendus dans les rues de Labé ce mercredi 1er juillet 2020. Parce qu’ils n’ont pas trouvé d’enseignants dans les salles de classes. Ces mécontents sont allés tout droit chez Safioulaye Diallo, le Préfet. Pour lui demander de sortir les enseignants de leurs tanières et de les amener en classe. Avant d’arrivée à la Préfecture, les meneurs ont fait le tour des écoles proches. Pour mobiliser une déferlante. C’est elle qui a pris d’assaut le Préfet.

Le porte-parole de ce mouvement s’est ainsi adressé au préfet : « Monsieur le Préfet, tout récemment, nous vous avions adressé un courrier vous faisant part de notre préoccupation. Mais à notre fort étonnement, nous n’avons reçu aucune réaction de votre part. C’est pourquoi, nous avons jugé nécessaire de rassembler une cinquantaine d’élèves pour venir réclamer notre droit. Nous n’étudions pas, vous-même, vous le savez. Nos fondateurs et enseignants ne s’entendent pas et nous pensons que cela doit s’arrêter dans un bref délai. C’est pourquoi, nous avons jugé nécessaire d’exprimer notre cri de cœur. Nous sommes là pour ça. Vos enfants souffrent, vos enfants pleurent. Monsieur le préfet, aidez-nous, sinon la situation risque de prendre une autre tournure que nous ne voulons pas » a articulé Saikou Oumar Dieng, le président du collectif des élèves de Labé

Safioulaye Bah, le Préfet de Labé, très attentif, s’est exprimé à son tour: « Vous nous avez écrit effectivement, mais nous avons pensé que l’affaire devrait être traitée entre les fondateurs, les enseignants et l’inspecteur régional du travail. Ils se sont réunis ici pendant deux, trois jours, et je vous rassure : actuellement, ils sont à la mairie en train de discuter et je crois qu’il y a un semblant de solution et certainement, les classes vont rouvrir dès demain. C’est un problème de salaire qui se pose entre eux. Mais, ils sont en train de trouver une solution. N’allez pas dans la rue. Et sachez que la commune urbaine est responsable de l’enseignement élémentaire et secondaire. Vous avez droit à l’éducation, vous avez droit à la formation, c’est une obligation du gouvernement que nous représentons ici. Donc, nous ne faillirons pas à nos responsabilités » promet El Safioulaye Bah le préfet de Labé.

Soulagés par ce discours, les élèves se sont dispersés dans l’attente de la solution promise par le Préfet, dans un bref délai.

Par Moustapha Bachir Diallo pour couleurguinee