Les citoyens de Labé se plaignent aujourd’hui des agents de maintien d’ordre qui se livrent à des exactions avec des menaces de mort et intimidations. Ils sillonnent les quartiers, renversent les marmites, s’attaquent et brutalisent tout ce qu’ils trouvent dans les concessions « ils nous ont beaucoup fatigué. Ils ont bastonné des vielles personnes et ont menacé de revenir la nuit pour nous tuer. Et comme ils ont dit qu’ils vont tuer, c’est pour cela on vous a fait appel, on vous prend à témoins ; ils ont l’intention de nous tuer. A l’heure qu’il fait, on a rien mangé parce qu’ils  ont renversé  la nourriture des gens. Nous on est pas sortis pour manifester, nous sommes dans nos domiciles. Le matin sept pickups étaient passés par là. C’est par après qu’ils sont revenus pour nous agresser. Ils ont embarqué un jeune que nos voisins ont adopté. C’est un malade mental, non agressif qui les aidait dans les travaux ménagers.

Notre frère aussi, le maître coranique de nos enfants a été brutalisé alors qu’il se préparait pour la prière du vendredi, Dans la même journée, ils se sont attaqués à des domiciles privés au quartier Daka où ils ont menacé de revenir la nuit pour tuer les citoyens » témoigne Habibatou Diallo visiblement choquée.

Une vielle dame a échappé de justesse à une grosse pierre alors qu’elle était allongée dans son lit. Dans le voisinage aussi, un vieil homme paralysé a été trainé par terre, son téléphone emporté « Quand ils sont arrivés, tout le monde était dehors. Moi je préparais dans la cuisine. Mon père est malade et paralysé. Ils l’ont trouvé entrain de prendre son petit déjeuner. Ils ont versé son café, ils ont pris le pain puis, ont retiré son téléphone avant de le traîner par terre. Ils ont aussi cogné nos portes et fenêtres » ajoute Maïmouna Bah.

Dans la journée d’hier également, les FDS sont entrés dans des domiciles à pammel au quartier Donhora pour se livrer à des actes similaires. Ils ont lancé du gaz lacrymogène dans un atelier de couture. Tout le monde a alors perdu connaissance.

Par Mamadou Kossa Sow pour couleurguinée.info