Durant des mois, ils font appel à l’assistance des autorités et aussi acteurs de la vie sociale pour trouver des solutions aux difficultés dont ils font face.

A l’heure, il semble que leur sort n’intéresse que Podemos, un parti politique espagnol.

Au milieu de la crise de coronavirus, les conditions malsaines dans lesquelles vivent les travailleurs à la campagne sont aggravées depuis le confinement nouveau de lleida.

Beaucoup parmi les saisonniers hésitent à vérifier leur santé de peur de perdre leur emploi et de rester coincés sans aucune mesure d’accompagnement.

Deux jeunes, d’origines arabe, qui vivent dans une ferme abandonnée, font savoir que  ce qui compte pour les patrons, c’est le fruit, pas plus. Les différents points d’eau prouvent à suffisance qu’à cet endroit vivaient autrefois des porcs. Aujourd’hui, il s’agit d’une vingtaine de travailleurs temporaires qui y habitent et dans des conditions malsaines. Comme eux, des centaines d’hommes ont débarqué à Lleida et dans les villages environnants ces derniers mois pour travailler sur la récolte des fruits. Les fermes abandonnées leur servent des refuges.

C’est pour quelques-unes de ces raisons que podemos  demande de régulariser les migrants arrivés en Espagne avant la déclaration d’alerte sanitaire.

Si la réclamation de ce parti est prise en en compte par le gouvernement espagnol, près de 600 000 étrangers se verront administrativement réguliers dans le pays.

Espérons enfin que cet appel soit entendu car il y a eu beaucoup de bruits sans effet ces derniers temps.

De Barcelona, par Aliou Safiatou Diallo pour couleurguinee