L’opposant Faya Millimouno, le Président du parti Bloc Libéral a condamné ce jeudi les exactions meurtrières du mardi 12 mai dans les Prefecture de Coyah, Dubréka et Boké (Kamsar). Il a présenté les condoléances aux familles explorées et au peuple de Guinée. Faya Millimouno qualifie ces actes de terrorisme d’état.

«Prenons d’abord le cas de Kamsar, où les gens ont manifesté pour réclamer le courant. Il y a moins d’une semaine, il y a eu une manifestation à Kouroussa, c’était aussi pour réclamer le courant. Là-bas, on n’a pas déploré même un blessé. Pourquoi ces deux poids deux mesures ? S’interroge-t-il. Quand il y a un problème dans certaines parties de la Guinée, on négocie. Quand il y a des problèmes dans d’autres, on envoie des armes et des milices droguées, agitées. C’est ce qui nous a fait déplorer des morts et des blessés à Kamsar.

“À Conakry, parce que quand je parle de Coyah et Dubréka (eh bien !) ça saute aux yeux. Et encore une fois c’est pour trouver une occasion de rançonner les populations qui sont déjà à un niveau de paupérisation tel que les Guinéens n’ont pas aujourd’hui où se tourner. On va planter des barrages où il faut donner de l’argent pour passer. Voilà ce qui a poussé les populations à se révolter. Et au lieu d’essayer de faire comprendre aux gens et puis déplacer leurs barrages, ils ont pris des armes et tirer en l’air, tirer n’importe comment. Je me rappelle de cette dame, dans son salon, qui a été atteinte par une balle. C’est un état sauvage, terrorisme que nous sommes en train de vivre dans notre pays » Regrette-t-il

Faya Millimouno, n’a pas manqué d’aborder le limogeage de Cheik Talibi Sylla, ancien ministre de l’énergie au sein du gouvernement de Conakry.« Nous retenons de lui seulement les gros mensonges qu’il a dits. Parce qu’il dit même que la Guinée vend de l’électricité à d’autres pays. Au moment où boulbinet qui abrite son président Alpha Condé, c’est parfois des groupes électrogènes qui éclairent Sékoutouréya. Le résultat de ces 6 ans après des milliards de brûlés dans le secteur de l’énergie, ça n’a donné aucun résultat. Je ne sais pas sur quoi nos compatriotes de Kindia peuvent se fonder aujourd’hui pour imposer son retour » se demande-t-il.

Parlant de coronavirus, cet opposant au pouvoir de Conakry estime qu’il sera difficile de maîtriser cette pandémie. Dans la mesure où dit-il, M. Alpha Condé et son gouvernement en font une opportunité.

«Ce coronavirus nous devons l’analyser très bien parce qu’on ne va pas être là assis les bras croisés pour que ce régime finisse les Guinéens » a-t-il avancé.

Par Abdul Karim Barry pour couleurguinee.info