Depuis 36 ans, la préfecture de Mandiana ne possède pas une prison civile. Selon les informations, la dernière maison d’arrêt (en image) a été décoiffée par un féticheur en colère en 1984. Il a menacé de tuer toute personne qui essayera de reconstruire cette prison ou de construire une nouvelle prison civile à Mandiana.

La préfecture de Mandiana est une zone agropastorale, aurifère et conflictuelle, elle est aussi perçue comme une zone criminogène par excellence. Comme c’est écrit ci-dessus, depuis 36 ans, la justice de paix de cette Préfecture est en manque d’une prison civile. La dernière maison d’arrêt a été décoiffé par un vent violent et tombée en ruine après que Farala Mandè Diallo, un célèbre mais redouté féticheur y a été détenu en 1984

« C’était une histoire entre les encadreurs d’une école coranique située à côté de la maison de Farala Mandè Diallo. Pour leur prière, les élèves de cette école se dirigeaient vers sa concession qui se trouve en direction du lever du soleil, cela n’a pas plu à ses enfants, après une altercation, lui et son fils M’Bou Diallo ont été emprisonnés. Quelques heures après sa sortie, un vent violent a décoiffé la prison. Après il a dit qu’après lui, personne ne rentrera dans cette prison, ensuite que celui qui tentera de reconstruire la prison va mourir dans les sept jours qui suivent. Il a aussi dit que celui qui tentera de construire une autre prison à Mandiana, devrait se référer à son fils M’Bou Diallo, mais malheureusement ce dernier est décédé il y a longtemps » A expliqué une source anonyme.

Ce manque de maison d’arrêt dans l’une des zones les conflictuelles en Guinée, ne laisse pas indifférent Lansana Soumah, juge d’instruction et juge de paix par intérim de Mandiana « Cela nous affaiblit, parce qu’avant le jugement, les détenus sont gardés à la gendarmerie ou à la police. Après le jugement, les détenus retournent encore à la gendarmerie et la police qui sont d’ailleurs souvent envahis » A-t-il dit.

L’ex maison centrale de Mandiana et l’école coranique pour laquelle le féticheur Farala Mandè Diallo et son fils M’Bou Diallo sont, depuis 36 ans, décoiffés et restent dans les mêmes conditions en plein centre-ville de Mandiana.

                                                           Par Mariama Tata Diallo  pour couleurguinee