Suite à l’appel à manifester du FNDC ce mardi 29 septembre 2020, le ministère de la sécurité et de la protection civile a déployé des agents dans les rues et quartiers de Conakry. C’est pour permettre dit-il aux citoyens de vaquer librement à leurs occupations.

Commandant Mory Kaba le porte-parole du ministère a expliqué ce mardi comment ils ont réussi à quadriller Conakry et ses environs

« Nous, déjà de notre côté, vu que la manifestation n’était pas autorisée par les autorités du pays, on a pris des dispositions. Donc depuis hier vers 21 heures, vous avez constaté que sur les grands axes routiers de la capitale, il y à la présence des véhicules d’intervention de police et de gendarmerie qui assuraient déjà la sécurité. Et vers 00h, le couvre-feu aidant, il y avait plus de circulation. On a continué jusque ce matin vers 6heures du matin » a dit cet officier de la police

Sur le terrain, il dit avoir constaté des tentatives de barricades que la police a neutralisées selon lui.

« Notamment sur l’autoroute, et un peu vers Sonfonia aussi. Mais, nous avons réussi à déjouer toutes les tentatives partout. N’eut été la peur que les usagers observent, ça circule partout. Nous rassurons les citoyens qui vraiment voudraient aller d’un point à un autre que la sécurité est partout. La ville de Conakry est quadrillée jusque dans les environs de Coyah et Dubréka. La sécurité est là » a-t-il rassuré.

Des agents des commissariats centraux de Conakry ont investi depuis hier nuit le domicile du coordinateur national du FNDC Abdourahamane sis à Soloprimo dans la commune de Ratoma ont rapporté des journalistes habitants ce quartier. Faux rétorque cet officier. Il argue que le patron du FNDC n’a pas été empêché de sortir. Il ajoute que cette annexion vise tout endroit considéré comme zone de tension.

« Ce n’est pas le domicile de Abdourahamane Sanoh qui est quadrillé c’est la zone qui est quadrillée. Il faut quand même empêcher que les gens ne sortent là parce que Abdourahamane Sanoh, c’est la première personne du FNDC. Des gens tenteraient de venir peut-être chez lui et faire un regroupement ou tenter de barricader la route. Les agents sont là pour ça. Sinon il est libre. Pourquoi va-t-on l’empêcher de sortir chez lui ? Ça, c’est des zones que nous nous avons estimées pouvoir abriter la tension. On a mis des tampons là. Ce n’est pas que là-bas seulement » se défend-t-il.

       Par Abdul Karim Barry Pour couleurguinee.info