Alhassane Barry, le jeune collégien fauché par balle le lendemain de la manifestation du FNDC le 20 juillet au quartier Dar-Es-salam a été inhumé ce mardi. La levée du corps a eu lieu à la morgue de l’hôpital de l’amitié sino guinée avant l’inhumation au carré des martyrs du cimetière de Bambeto. Sous la pluie, les parents de la victime, les membres du FNDC et des connaissances se sont mobilisés pour rendre hommage à ce jeune assassiné à la fleur de l’âge.

Ibrahima Sory Barry, le frère du défunt, choqué par cette perte réclame justice

« Nous sommes choqués, c’est un jeune de 17 ans qui revenait de l’école qui demandait quoi ?  Maman tu as fini de préparer et c’est ce petit qui reçoit une balle à la tête. C’est vraiment triste pour la nation guinéenne. Il  ne faut pas trahir la mémoire de ces gens sauvagement assassinés. Aujourd’hui, qu’est-ce que nous pouvons dire à la mère qui est là? A son frère? A sa famille qui est là? Qu’est-ce qui peut nous consoler aujourd’hui? Sauf la justice » articule-t-il

Présent à cette cérémonie, Abdourahamane Sanoh, le coordinateur National du FNDC a invité le peuple de Guinée à s’engager davantage dans la lutte jusqu’à la victoire finale.

« Ces gens-là, comme tout le peuple, sont victimes d’injustice, de la tyrannie de la boulimie d’un certain nombre d’individus qui veulent s’accrocher au pouvoir contre la volonté de notre peuple. Je voudrais dire ici à nos collègues du FNDC et surtout à l’ensemble du peuple de Guinée que nous sommes condamnés à poursuivre ne serait-ce que pour la mémoire de toutes ces personnalités » a-t-il lancé

Bah Oury pour sa part, après avoir pointé du doigt les FDS a clamé ce qu’il appelle l’irresponsabilité des autorités sécuritaires du pays. Il dit craindre que ces assassinats perpétuels ne connaissent demain ce qu’il appelle des tragédies beaucoup plus vastes en Guinée.

« C’est une grande tristesse pour l’ensemble du peuple guinéen qui chaque fois voit des jeunes enfants, des adolescents périr par la faute d’éléments des forces de l’ordre. Et là, il faut le dire clairement, cette impunité est tolérée par les autorités sécuritaires de ce pays. Donc, elles ne peuvent pas déroger à leur responsabilité politique parce que sinon elles auraient dû utiliser les moyens les plus adaptées pour faire cesser ce genre d’impunité » regrette-t-il

              Par Abdul Karim Barry pour couleurguinee.info

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