Tôt ce mardi, au marché de Kobaya, situé dans la commune de Ratoma, des femmes étalagistes installées légèrement en bas de la station Total ont érigé des barricades sur la route. Empêchant du coup la circulation.

Sous une pluie battante, ces femmes ont exprimé leur mécontentement face à leur déguerpissement du lieu où elles ont installés leurs tables.

“Comme le marché est restreint, on n’a pas eu de place à l’intérieur. Nous avons donc payé de l’argent à l’administrateur du marché pour pouvoir nous installer ici et chercher quoi  manger. Et nous avons dit que nous allons quitter les lieux le jour où le gouvernement en aura besoin. Parmi nous, il y a ceux qui ont payé 400 mille, d’autres 300 mille. Et le dernier cap du payement était à 250 mille. La plupart des femmes que nous sommes, on est mères de familles. Donc, nous sommes venus ce matin et nous avons trouvé que nos tables sont dégagées et cassées. C’est pourquoi, nous avons barricadé la route. Nous voulons savoir qui aurait fait ça” a témoigné madame Mahoro, une des manifestantes.

Selon les témoignages de ces femmes, des petites mésententes avaient éclaté entre elles et le propriétaire de la station de la place ces derniers temps. Pour elles, ce dernier les avait poussées à plusieurs reprises près de la route pour tenter de placer des conteneurs en guise de boutiques. Elles confient également que l’administrateur du marché n’a dit mot à propos de ce qu’elles subissent actuellement.

Ces femmes se sont portées maîtresses des lieux. Ce sont des pick up de la police qui sont venus. Les agents ont enlevé les barricades. Ils ont lancé le gaz lacrymogène pour disperser les manifestantes. La circulation a été ainsi rétablie. Nous avons essayé de rencontrer l’administrateur du marché mais son bureau était fermé.

Par Mamadou Sanoussy Diallo pour couleurguinee.info