Au marché de Sonfonia Gare, les mesures sanitaires au niveau des commerçants, vendeurs, étalagistes et acheteurs sont respectées par certains occupants. Mais, d’autres les prennent à la légère. Au niveau des boutiques en bordure de route, des seaux d’eau de javel sont installés

Mais l’applicabilité de ces mesures se remarque surtout dans les boutiques de vente d’ habits et de médicaments. Elle est cependant faible dans les boutiques d’alimentation générale.

A l’intérieur du marché, au niveau des petits conteneurs de vente, des tables occupées par des femmes qui vendent des condiments, on voit plutôt des bouteilles contenants l’eau de javel pour le lavage des mains.

Plusieurs d’entre eux ont apprécié ces dispositions avant d’étaler les problèmes rencontrés avec les clients.

“Les mesures prises par le gouvernement sont bonnes pour la santé et c’est un droit. Mais, avec les citoyens, certains appliquent et d’autres ignorent. Comme ça se voit dans le marché ici. Les clients qui viennent acheter, si tu leur demandes de se laver les mains, ils refusent et disent : Nous, nous sommes fatigués de laver nos mains. C’est tout de suite que nous avons lavé nos mains encore là-bas. Et si tu leur dis de ne pas te toucher, ils disent que ce n’est rien ça, que ce ne sont que des histoires racontées. Que cette maladie n’a pas de force avec la peau noire”. Témoigne Aissatou Diallo commerçante.

Elle rajoute qu’avec la fermeture des écoles, la présence des enfants qui portent sur leurs têtes des plateaux d’aubergines, de tomates et d’eau est devenue de plus en plus remarquable dans le marché.

Mohamed Diaby vendeur de médicaments dans une boutique au marché Sonfonia n’apprécie pas les mesures d’accompagnement proposées la dernière fois par le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana. À savoir la gratuité de l’eau et de l’électricité pour une durée de trois mois. Pour lui, ces mesures ne profitent qu’a une petite portion de la population. Parce que, dit-il, la majorité n’a pas l’eau et l’électricité dans son quartier.

“Ils disent qu’ils ont offert trois mois gratuits pour l’eau et de l’électricité. Nous, dans notre quartier, on n’a même pas de l’eau. Qu’est-ce que nous nous avons dans ça ? Voyez ici depuis le matin, nous n’avons pas le courant. Peut-être ce qui est bon pour tous, c’est s’ils diminuaient au moins le prix du carburant ou bien  le transport. Sils mettaient au moins à 7 000 ou à 8 000 GNF le litre ça allait être bien”.

                                                                                                        Par Mamadou Sanoussy Diallo pour couleurguinee