Lundi 28 septembre 2020, 11 ans, jour pour jour depuis qu’il y a eu le massacre au stade du 28 septembre ou plus de 150 personnes ont trouvé la mort et plusieurs femmes violées. Depuis toutes ces années, les victimes continuent encore de réclamer justice et jusqu’à ce jour il n’y a eu aucune ouverture d’un procès pour situer les responsabilités dans cette affaire

Sidya Touré, le président de l’UFR se souvient encore de cette date. Interpelé sur cette question, il a débuté son intervention par un hommage aux victimes.

« Je voulais rendre hommage à tous ces morts, qui sont mort vraiment dans des circonstances inexplicables. En arrivant au stade ce jour là, on ne s’attendait pas du tout à être agressé de cette manière là, on était très loin de là. Donc nous étions arrivés, on voulait faire un discours et repartir, l’ambiance était très bien et quand on s’est aperçu qu’on avait même pas des micros, on s’apprêtait à partir quand les tirs ont commencé. Donc, c’est assez pénible, moi même j’ai été grièvement blessé. Nous avons du aller à l’extérieur pour nous faire soigner» a t-il fait savoir.

Sidya Touré pense qu’il n’y a aucune volonté de la part de ce gouvernement d’organiser un procès afin d’identifier les auteurs et les commanditaires de ce crime. « Ce que je peux dire aujourd’hui c’est le fait que, depuis l’arrivée du président Alpha Condé au pouvoir, vous n’avez aucun dossier qui est achevé. C’est à dire il n’y a aucune possibilité de mettre en place une justice normale pour essayer d’indiquer quels sont ceux qui ont été responsables de ces faits là. Lui même avait fixé cette date avec nous, avant le jours J. Il s’est enfui, il a pris l’avion, il est parti. Donc, j’estime qu’il y a des choses à nous cacher. Franchement, je suis désolé mais c’est quelque chose qu’on devrait régler pour permettre  que nous retrouvions la paix pour tous et que chacun se retrouve pour aller de l’avant» dit-il.

Sidya Touré affirme que l’une des raisons qui expliquent la démission de Cheick Sacko, c’est le refus du gouvernement d’aller de l’avant dans cette affaire.

«c’est le refus du gouvernement d’aller de l’avant sinon l’ancien ministre de la justice Cheick Sako avait pratiquement bouclé ce dossier. Moi, j’avais été entendu à deux reprises et à la dernière minute, quand il a voulu insister là-dessus, il s’est accroché avec le président de la république sur ces questions là et c’était également l’une des raisons de sa démission parce que c’est un dossier extrêmement grave pour un avocat comme lui qui pouvait avoir à reprendre sa fonction après dans d’autres pays» a t-il indiqué.

Par Mamadou Baïlo Diaguissa Sow pour couleurguinee