Docteur Bano Barry, dont la nomination a suscité beaucoup d’espoir, se dit ouvert à tout dialogue pour relever le défi du système éducatif en le qualifiant.

Les acteurs n’ont pas manqué de reconnaître en lui les qualités nécessaires pour redresser le système « Je lui souhaite bonne chance. Nous nous sommes des employés. Ils sont nos employeurs et nous voulons travailler dans la sincérité. Nous sommes à la disposition de toute personne qui est nommée à la tête de ce département (Education nationale) auquel nous relevons. Mais que les relations entre l’employeur et l’employé soient caractérisées par la sincérité. C’est tout ce que nous voulons » S’est exprimé Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG.

Quant à la secrétaire générale de l’autre aile du SLECG, Madame Kadiatou Bah, elle n’a pas manqué non plus d’exprimer son sentiment d’espoir de voir le système éducatif redressé « Nous nous réjouissons du fait que ce soit un enseignant chercheur qui connait les véritables réalités du système éducatif qui soit à la tête du MENA aujourd’hui. Dr Bano est celui qui sait le plus, les maux dont souffre le système éducatif guinéen, tant au niveau des structures scolaires, des établissements qu’au niveau des enseignants… Il est également celui qui sait par où il faut passer pour résoudre ces problèmes », a déclaré la porte-parole de l’intersyndicale de l’éducation.

Le nouveau ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, après sa prise de fonction, s’est exprimé sur la menace du collectif des enseignants du privé de boycotter la réouverture des classes, prévue pour le 29 juin prochain, pour les classes d’examen « Je rencontre l’association des fondateurs des écoles privées aujourd’hui, on va leur poser la question de savoir par rapport aux dispositions prises, à la fois du point de vue pédagogique et du point de vue sanitaire pour la réouverture. Il ne faut pas créer une crise là où il n’y en a pas. Parmi les enseignants du privé, il faut dire qu’il y a plusieurs catégories, parce que, beaucoup de gens l’ignorent. Vous avez les personnels enseignants qui sont dans les écoles privées qui sont du personnel permanent, salariés mensuels. Vous avez, à l’intérieur des écoles privées, des gens que je pourrai appeler des vacataires, c’est-à-dire, qui sont payés à la tâche, ils ont un volume horaire sur la base duquel ils sont payés. Et puis, vous avez aussi des enseignants du privé, qui sont du public qui viennent donner cours là-bas. Vous avez plusieurs catégories. Attendez que l’association des fondateurs nous présentent la situation, que nous discutions et que nous regardions concrètement, avant de prendre une décision » S’est voulu rassurant le nouveau Ministre de l’éducation nationale.

Louda Fogo Baldé