Il est devenu l’ennemi public numéro 1 aux États-Unis. Derek Chauvin, l’un des quatre officiers présents sur place, est aujourd’hui accusé de meurtre au deuxième degré pour avoir, pendant près de 9 minutes, laissé son genou sur la nuque de la victime, l’empêchant de respirer et provoquant sa mort par asphyxie.

Malgré ces accusations et l’incarcération qui s’en est suivie, l’homme de 44 ans, policier depuis 2001,

qui risque une lourde peine de prison, pourrait toucher, à partir de ses 50 ans, une retraite en partie financée par le contribuable américain.

Cette pension est due aux particularités des contrats de travail au Minnesota, qui ne reconnaît pas la confiscation des pensions lorsqu’un employé est reconnu coupable d’un crime lié à son travail. Chauvin est garanti d’une rente mensuelle.

« Ni notre conseil d’administration, ni notre personnel, n’ont le pouvoir discrétionnaire d’augmenter, de diminuer, de refuser ou de révoquer des avantages. Toute modification de la loi actuelle devrait être effectuée par le biais du processus législatif » Affirme un porte-parole de l’administration.

L’administration américaine a confirmé le versement, sans toutefois en souligner le montant qui pourrait aller jusqu’à 1,5 million de dollars.

Mais, en s’appuyant sur son contrat de travail et ses années de service, et s’il choisissait de bénéficier de cette rente à partir de ses 55 ans, alors ce dernier serait éligible à un versement de 50.000 dollars annuels (environ 44.500 euros).

En prenant un âge moyen de 80 ans et une indexation de l’augmentation du coût de la vie, il pourrait au final toucher jusqu’à 1,5 million de dollars soit un peu plus de 1.337.000 d’euros.

L’État du Minnesota ne reconnaît pas la confiscation des pensions lorsqu’un employé est reconnu coupable d’un crime lié à son travail.

Louda Fogo Baldé pour couleurguinee.info