« Les scènes auxquelles j’ai assistées sur cette route de Coyah jusqu’à Mamou dépassent toute imagination » ces propos sont de l’opposant député Mamadou Bah Baadikko , président du parti Union des Forces Démocratiques (UFD). Dans un safari mouvementé en province, il a cru bon de relater ce qu’il a enduré et vécu durant cette traversée

« La population cette année a souffert comme on n’a jamais vu. Même lorsque la route était coupée à Linsan, il y a deux ans. Donc, c’est un gâchis énorme et tout ça au lieu de faire correctement les choses on veut à tout prix en faire un objet de propagande » déplore-t-il.

Ce député de la 9ème législature de l’Assemblée nationale guinéenne salue l’initiative qui consiste à faire ce qu’on appelle l’autoroute Coyah-Dabola. Mais, il regrette la manière dont les travaux sont entrepris par les autorités.

« Franchement, c’est de la mascarade. C’est la plaisanterie. On a mis de gros moyens » s’exclame-t-il.

Plus loin, Mamadou Bah Baadikko propose des pistes de solutions dans les travaux en cours.

« Il aurait pu faire des tronçons, 12, 20, 30 kilomètres avant d’avancer mais là ils ont absolument tout relié. De Coyah jusqu’à Linsan. De Linsan jusqu’à Mamou pour qu’on sache que c’est sérieux. Et les résultats, c’est qu’il y a une boue énorme. Et que les gens ne s’en sortent pas » dit-il.

Ce député n’a pas manqué de critiquer cette gestion des travaux routiers. Il estime que les populations sont en train de payer aujourd’hui ce qu’il appelle « les frais de la médaille d’arriération »

« Maintenant, il y a une superbe triche qu’on a découverte. C’est que nous, on pensait qu’il y avait un nouveau tracé. Alors que ce n’est pas ça du tout la tendance. C’est qui est encore plus compliqué pour régler la circulation. Je vous dis que l’heure des grosses pluies sont devant nous. Personne ne sait ce que cela va devenir. Et comment moi je vais faire pour rentrer à Conakry » s’inquiète-t-il.

Ce député a déploré les agissements de certains usagers indélicats dans la circulation qui  selon lui sont aussi à la base de cet embarras.

« Les gens qui conduisent les véhicules sont arriérés, indisciplinés, inciviques pour un grand nombre d’entre eux. Et dès qu’il y a une file d’attente, c’est impossible et ça aggrave réellement l’embouteillage et le blocage total de la circulation. Donc, voilà la Guinée qui est réellement au bout de son état d’arriération » conclut-il

        Par Abdul Karim Barry pour couleurguinee.info