A l’approche du 18 octobre 2020, des nombreuses personnes ont quitté N’Zérékoré. C’est la ville souvent en proie à des violences meurtrières pendant et après chaque consultation électorale. Les violences qui avaient secoué la ville de N’Zérékoré les 22, 23 et 24 mars dernier restent vivaces dans bien des esprits

« Nous avons peur, c’est pourquoi nous transportons nos objets précieux dans nos villages respectifs. Les événements du 22 mars dernier nous traumatisent encore. On ne sait pas comment l’élection va se passer ici à Zaly. Donc, ça vaut mieux d’aller rester au village jusqu’à ce que l’élection se termine » a laisser entendre un citoyen qui embarquait ses effets.

Dans une déclaration rendue publique ce jeudi, le maire de la Commune urbaine de N’Zérékoré a appelé les citoyens à la sérénité. Il a dit que toutes les dispositions nécessaires sont prises pour la protection des personnes et leurs biens avant pendant et après l’élection :

« Selon nos sources d’information à la base, il semblerait que les citoyens sont en train de quitter la commune pour les villages. Et les citoyens leur fond savoir qu’ils ont peur pour les élections qui vont se passer. Parce que le 22 mars dernier, le double scrutin législatif et référendaire avait conduit à des évènements malheureux. Mais, ce que je veux, au nom du conseil communal et des autorités communales, je veux leur demander de rester sereins, de rester à leurs places. Je veux assurer à la population que l’Etat est en mission et a le devoir de les sécuriser. Alors l’Etat a pris toutes les dispositions pour assurer leur sécurité avant, pendant et après l’élection » a confié Moriba Albert Delamou le maire de la commune urbaine de N’Zérékoré.

Par Jean François Mamy correspondant régional pour couleurguinee.info