Ce mardi, les autorités coutumières ont signé un pacte de non-agression entre les différentes communautés de la région forestière, en général. Particulièrement entre la communauté kpèlè et Konian. Ce pacte vise à mettre un terme définitif aux affrontements inter-communautaires qui met en retard le développement de la région forestière.

Le sacrifice rituel a eu lieu à la place des martyrs dans la matinée de ce mardi 07 juillet 2020. Ce sacrifice avait pour but d’enterrer les haches de guerres entre  les groupes sociaux vivant dans la région forestière. Les deux communautés ciblées ont juré sur les mannes sacrées de ne pas violer ce pacte.

Les sept patriarches venus des différentes préfectures de la foret ont adopté le pacte de non-agression et de cohabitation pacifique entre les groupes sociaux vivant en forêt. Un pacte signé le 19 Novembre 2013. Ces autorités coutumières exigent le vivre ensemble entre les différentes communautés dans la région forestière.

A-Recommandations :                                                          

1-Niveau communauté : Respecter l’autorité du patriarche. Toutes les communautés s’accordent  que l’autorité coutumière est inviolable.  Le patriarche est indépendant de la  politique et de l’administration. Il est la haute autorité coutumière de tous les groupes sociaux. Il a droit à tous les honneurs. Et enfin, le patriarche demeure la référence en  dernier ressort pour tous les cas sociaux.

2- Niveau Etat :

Renforcer le rôle régalien de l’Etat. Utiliser tous les moyens pour l’exploitation des ressources minières et énergétiques que regorge la région forestière en vue de la création d’emploi pour les jeunes

3-Niveau Politique :

La non-instrumentalisation des structures des femmes et des jeunes par certains partis.

B-Suggestion

1-Le retrait des donzos dans le corridor des cordons sécuritaires et leur interdiction de participer dans la gestion des conflits internes. Exhorté la population a dénoncé les détenteurs des armes à feu et identifier les fabricants d’armes légères. Lutter contre la drogue et contre la consommation abusive de l’alcool. Mettre fin à l’abbatage des troncs d’arbres sur les routes à chaque événement.

Autre fait manquant cet événement, les femmes de toutes les neufs communautés se sont mise à plat ventre pour implorer le pardon des patriarches et le pardon de Dieu pour que la paix revienne définitivement dans la région forestière.

Prenant la parole le patriarche de N’Zérékoré à remercier tous ces collègues patriarches venus pour la circonstance. Il a pointé un doigt accusateur sur les différents cadres forestiers, qui aggravent les problèmes de N’Zérékoré :

«Depuis des décennies, ont vivait en paix avec les Konians ici en forêt. Il n’y avait pas de problème. Les gens vendent les parcelles n’importe comment aux étrangers et ces personnes ne respectent plus les autochtones, et parmi ces gens il y a des personnes mal intentionnées. Ces personnes ne vont pas bien se comporter quand on le leur dit, ils diront que j’ai acheté ma parcelle. Il faudrait qu’on se pardonne kpèlès et Konian. Il y a certains de nos fils qui sont partis à l’école qui viennent nous mentir » a laissé entendre le patriarche Hazaly Zogbélemou.

A cette dernière journée de sacrifice, on notait la présence de monsieur Sékou Souapé Kourouma, Colonel Rémy Lamah, ministre de la santé, Nyankoye Edouard Lamah ex-ministre de santé, monsieur Nèma Augustin Maomy de la société générale du pétrole. Toutes ces autorités ont exhorté la population à la paix et à la cohabitation pacifique.

Par Jean François Mamy pour couleurguinee.info