A N’Zérékoré, le général Mohamed Garhé a accusé les membres du Front national pour la défense de la constitution d’être les instigateurs des événements que la préfecture de N’Zérékoré a connus  les 22, 23 et 24 mars dernier, jour du double scrutin

Selon lui,  il y a eu lenteur et manque de pro-activité des autorités administratives pour anticiper ces violences que N’Zérékoré avait connues :

« Pour les causes des crises à répétition à N’Zérékoré, il y a eu le manque de pro-activité, c’est pourquoi j’ai dit qu’il y a eu une responsabilité partagée et collégiale. L’administration est une continuité, en tant que première autorité, je reconnais qu’à certains endroits, l’administration n’a pas réagi en temps opportun. C’est pourquoi, j’ai dit que la responsabilité est collégiale et partagée. Mais, ça ne veut pas dire qu’elle n’a pas réagi”

“A des niveaux,  elle n’a pas réagi en temps réel. Nous sommes conscients de cela. Donc, l’administration à une part de responsabilité. Les citoyens ont une part de responsabilité à tous les niveaux. C’est une démission et une responsabilité partagée » a expliqué le gouverneur de région Général Mohamed Garhé.

Lors de cette même rencontre avec les hommes de médias Mohamed Garhé a souligné que les membres du FNDC N’Zérékoré sont à la base de ces cas de violences, de vandalismes et de tueries que la capitale de la région forestière a connus :

«Les derniers événements des 22, 23 et 24 mars, c’est le FNDC qui est à la base, sinon depuis que le pacte de 2013 a été signé, il n’y a pas eu de problème. Il  y a eu des cas de morts  dans les deux grandes communautés qui sont les Guerzés et les Konias. Mais, c’est une noix de cola qui a réglé le problème. Les derniers événements des 22, 23 et 24 mars dernier, c’est le FNDC. Mais au-delà du fait que ça soit politique, c’est parce qu’ils ont constaté qu’il y a une faiblesse dans les deux communautés ; alors la porte d’entrée c’était les deux communautés. C’est pourquoi j’ai dit les deux communautés Guerzés et Konias doivent refuser l’instrumentalisation politique pour qui que ce soit » a dit Mohamed Garhé

Le gouverneur s’est prononcé aussi sur la nouvelle manifestation projetée le lundi 20 juillet par le front national pour la défense de la constitution de mai 2010 :

« Je voudrais vous dire que le FNDC s’est proposé de sortir le 20 juillet sur toute l’étendue du territoire national. Nous avons appris après qu’ils ont changé de stratégie et qu’ils auraient demandé à leur militant de manifester chacun dans son quartier. Est-ce vrai ou faux ?  On ne sait pas, mais dans tous les cas, nous sommes un pays organisé.Le droit de grève, de cortège, de rassemblement et de marche  est reconnu par la constitution guinéenne, mais cela obéit à des règles. Si vous voulez marcher,  48 heures avant, vous vous adressez aux maires en indiquant le point de regroupement, l’itinéraire lui-même et le point de chute de la marche, si c’est n’est pas le cas, vous violez la loi. Donc, jusque maintenant, à ma connaissance, pour ce qui concerne la région de N’Zérékoré, aucune information ne m’a encore été remontée par le préfet et le maire pour avoir reçu une demande de marche du FNDC.En conséquence nous avons pris toutes les dispositions. Quiconque va violer la loi en la matière dans notre région verra en face les forces de l’ordre, et quiconque sera arrêté ou appréhendé sera traduit devant le tribunal» a indiqué le général Mohamed Garhé Gouverneur de région.

                   Par Jean François Mamy pour couleurguinee.Info