Au terme des élections législatives, la faible représentativité des femmes au parlement se fait remarquer et on en fait un débat dans la cité, alors qu’une loi sur la parité est votée depuis le 2 mai dernier.
En effet, le constat est que à l’issue de ces élections législatives, le nombre de femmes au parlement se compte au bout des doigts.
Docteur Djalikatou Diallo, députée parlementaire de la mouvance républicaine nous dit les raisons « Certains partis à forte audience n’ont pas participé au scrutin. Donc, si ceux là avaient participé, ils auraient mis des femmes en position d’éligibilité. Par exemple, l’UFDG au cours de la législature passée avait dix (10) femmes au parlement et l’UFR deux (2) femmes, pour ne citer que ceux-ci. Par contre, le parti qui est venu en 2ème position aux élections a 4 députés qui sont tous des hommes » A-t-elle fait remarquer.

Plus loin, cette parlementaire nous dit que les partis utilisent les femmes pour mobiliser les électeurs et une fois les élections finies, on les relègue au second rang « Vous savez, les femmes sont présentes  en politique mais, elles sont plutôt des électrices et non des éligibles. Ce sont de grandes mobilisatrices qui animent les différents partis mais surtout elles rapportent le plus grand nombres de suffrage. Elles ne sont pas conscientes de leur importance au sein des partis politiques, ce qui fait qu’on ne les inscrit pas dans les listes électorales » A-t-elle déploré.
Pour inverser cette tendance, Dr Djalikatou invite les femmes présentes en politique à s’impliquer davantage dans le fonctionnement de leur formation politique « Elles ne doivent pas se contenter d’être dans un bureau national de jeunes ou des femmes mais plutôt dans le bureau exécutif et être active » A conseillé la député.

Par Ramatoulaye Sy Savané pour couleurguinee.info