Depuis la tenue du deuxième congrès du parti Bloc Libéral fin août dernier, une crise larve au sein du bureau exécutif. Alors que certaines structures avaient été déjà installées, des voix s’élèvent pour exiger l’annulation pure et simple du congrès. Aboubacar Sidiki Ouattara porte-parole de Docteur Faya Millimono justifie cela par le fait que le quorum n’avait pas été atteint lors du congrès.

« C’est que le nombre de congressistes initial, beaucoup d’entre eux n’avaient pas été informés.  À l’organisation, il y avait des commissions qui étaient mises en place. Il était prévu que chaque commission joue son rôle. C’est pendant le congrès que les plaintes ont commencé à tomber. Des fédérations ont appelé pour dire que nous n’arrivons pas à nous connecter au lien. D’autres ont appelé pour dire que nous nous avons envoyé notre candidature, ça n’a pas été pris en compte. D’autres fédérations ont appelé pour dire que vous avez organisé le congrès, nous ne sommes pas informés. Vu toutes les remarques et plaintes et recommandations, une réunion s’est tenue à l’issue de laquelle la majorité du bureau exécutif s’est dégagé pour dire qu’il faut reprendre le congrès » a-t-il expliqué

Un argument que ne cautionne pas Thierno Boubacar Baldé président du conseil national des jeunes du BL. Il voit l’annulation du congrès comme un processus dans lequel le président Dr Faya Millimono voudrait imposer des personnes venues d’ailleurs.

« Le 23 juillet, le président du Bloc Libéral nous a proposé un ordre du jour. Et c’est à cette occasion qu’il nous a proposé de discuter de l’organisation du deuxième congrès de notre parti. J’ai personnellement rappeler au président qui insistait que cela soit fait dans un très bref délais que les textes qui régissent les fonctionnement du parti disent que pour l’organisation d’un congrès, il nous faut connaître l’ordre du jour et la date au moins 3 mois à l’avance. J’ai dit que ça c’est en violation des textes, mais ils ont insisté à travers une majorité négative qui s’est formée autour du président. Des commissions ont été mises en place pour la préparation. Les premières commissions, on a mis à côté tous les responsables qui semblent être des insoumis pour eux. Je suis aussi revenu à la tâche…Donc on a restructuré ces commissions. Mais, nous avons remarqué que tous ce que nous nous étions en train de faire n’étaient pas pris en compte. Les courriers d’invitation par exemple, il n’y a eu aucun courrier envoyé à une structure où à une personnalité pour assister au congrès. Depuis un bon moment, il y a une volonté et tout le congrès s’est organisé sur cette base là d’exclure certaines personnes qu’ils considèrent comme étant des insoumis » a-t-il dénoncé

Par Abdul Karim Barry Pour couleurguinee.info