Pour mieux survivre en Guinée ils sont nombreux à jeter leur dévolu dans le jardinage. Mais aujourd’hui, ils disent être confrontés à d’énormes difficultés dans la pratique de cette activité. C’est le cas de ceux évoluant à la pépinière de Kakimbo, située dans la commune de Ratoma « Nous rencontrons d’énormes difficultés en saison sèche dans l’arrosage de nos plantes. Il nous faut tirer l’eau du fleuve Kakimbo à l’aide d’une motopompe. L’essence coûte chère. A cela s’ajoute la rareté de clients. La conjoncture économique et sanitaire du Covid-19 influence négativement notre activité. Les clients qui viennent refusent notre prix, ils achètent à un coût très bas et d’autres promettent de revenir. Malgré le reboisement chaque saison pluvieuse. C’est maintenant qu’on peut espérer une amélioration avec le début des pluies » explique Souleymane Diallo exploitant.

Cet autre exploitant parle plutôt de la pandémie « On peut rester une semaine sans que quelqu’un ne traverse notre périmètre. La précarité est surtout due au coronavirus » A regretté Bakary.

Mamadou Mouminy Diallo dit pratiquer cette activité à cet endroit depuis près de 22 ans. Pour lui,  l’arrivée de la saison pluvieuse est un ouf de soulagement sur son quotidien « Pendant la saison pluvieuse, nous gagnons plus de clients qu’en saison sèche. En plus quant il pleut, nous pouvons rester trois jours sans arroser nos plantes. Il y a d’autres qui gagnent difficilement de l’eau pour pouvoir arroser les plantes. Maintenant, les gens viennent acheter pour le reboisement personnel et associatif. Moi, en tout cas, ça va depuis l’arrivée des premières pluies. Les arbres fruitiers coûtent plus chères que les autres plantes. J’ai des plantes de décoration qui se vendent jusqu’à 1 500 000 fg. Moi quand même j’arrive à m’en sortir à travers ce métier » se réjouit-il

Par  Aïssatou Bah pour couleurguinee.info