L’affaire des poulets pourris récupérés par des citoyens à la décharge de Dar Es Salam, dans la commune de Ratoma alimente les réseaux sociaux.

Le ministre du commerce, interrogé dans l’émission des Grandes Gueules de ce vendredi se dit autant surpris et charge le Ministère de l’élevage « Je suis autant surpris que vous de retrouver ces poulets au dépotoir de la décharge de Dar es Salam alors que logiquement, ces poulets qui sont impropres à la consommation devraient être incinérés. Le service contrôle qualité n’a rien à voir dans cette opération. Lorsque vous avez des conteneurs de viande et de poulets, les services de contrôle de qualité n’ont pas accès à ces conteneurs. Quand il s’agit de viande et de poulets, le contrôle se fait par le ministère de l’élevage ou du ministère de la pêche quand il s’agit des produits halieutiques parce que ces ministres disposent de laboratoires d’analyse et des structures au niveau de ces points d’entrée sur le territoire national » Argumente Boubacar Barry

Il poursuit en indexant le ministère de l’élevage « Je ne suis pas concerné par cette affaire. C’est le ministère de l’Elevage qui est concerné par les questions de viandes et de poulets. Ce sont eux qui font le contrôle et autorise la mise sur le marché. Ce qui a été saisi, je ne sais pas qui l’a saisi comment il est arrivé à la décharge. Il est vrai que nous faisons du contrôle de qualité sur le terrain, mais je ne suis vraiment pas concerné par cette affaire», a déclaré le ministre Boubacar Barry

Interrogé sur ce sujet, le ministre de l’Elevage, Patrick Roger Millimono dira que la personne qui a parlé du ministère de l’élevage ne connait rien du tout. Il rejette l’accusation et se défend « Allez dire à la personne qui vous a parlé du ministère de l’élevage qu’elle ne connait rien du tout. Le ministère de l’élevage ne s’occupe pas du tout de ça. Le ministère de l’élevage est au niveau de la production et non de la commercialisation. Quand le produit est rentré sur le territoire ou est sorti d’une ferme si jusqu’à l’abattoir c’est à notre responsabilité mais quand c’est dans le commerce maintenant, dans les hangars d’un commerçant ça ne relève plus du ministère de l’élevage ça relève du ministère du commerce » S’est défendu Roger Patrick Millimono

Plus loin, il informe « Nous, nous sommes au contrôle à priori. Quand on importe avant que ça ne franchisse la frontière au port et à l’aéroport, on fait un contrôle et si c’est propre à la consommation nous autorisons son entrée sur le territoire et si pas propre à la consommation on rejette. Donc, ce produit était déjà rentré sur le territoire, il a pourri dans les entrepôts d’un commerçant. Ça ne relève plus de nous. Nous avons appris comme tout bon guinéen qu’on a découvert des poulets pourris. Les denrées sont rentrées en bon état, propres à la consommation. Je crois que ça doit être la conservation dans les entrepôts du commerçant où il y a eu des problèmes. Nous ne sommes pas du tout impliqués ni de près ni de loin à cette affaire » Se défend le ministre de l’Elevage.

Face à cette polémique, le Colonel Moussa Thiégboro Camara appelle à plus de responsabilité. Il rappelle que les poulets pourris exhumés au dépotoir d’ordures à Dar Es Salam ont été saisis par les services de lutte contre la drogue et la grande criminalité qu’il a charge de diriger. Il se dit écœuré d’apprendre cette affaire de déterrement de poulets pourris. « Nous on a joué notre rôle qui est celui d’alerter les citoyens. On a saisi cette viande qui était pourrie, nous avons organisé une réunion à la commune de Matoto avec les ministères de l’environnement, du commerce avec sa direction de contrôle de qualité et celui de l’élevage parce c’est une affaire de poulets pourris. Le ministre de l’élevage a pris le contrôle de la situation, c’est lui qui a identifié un site traditionnel qu’il a au compost. Toutes les dispositions ont été prises pour non seulement transporter, mais aussi pour enfouir et incinérer. Quand j’ai vu la vidéo j’étais irrité. Mais je me suis demandé comment les chefs de quartiers, les chefs secteurs n’ont pas pris des dispositions pour chasser ces enfants. Ce sont des images qui sont insultantes pour la nation. Je pense que des dispositions seront prises désormais par les ministères de l’Elevage et de celui de l’environnement pour que l’incinération soit faite complètement » A déclaré le colonel Moussa Thiégboro Camara

D’autres disent d’aller poser la question à EDG qui a manqué de courant.

Affaire à suivre !

Louda Fogo Baldé pour couleurguinee.info