« Le Constat que nous faisons, c’est un bilan négatif à tout point de vue » propos de Élie kamano président du Parti Guinéen pour la Solidarité et la Démocratie PGSD. Il évoquait le bilan du président Alpha Condé. Il a profité de cette sortie médiatique pour lancer un SOS aux Guinéens. Ils leur demande de lui prêter main forte, dans le but, dit-il de battre le Président Alpha Condé à l’élection présidentielle d’octobre prochain. Il dit avoir mobilisé la moitié de la caution demandée par l’organe en charge des élections.

« Il y a 20 ans que je me bats pour les Guinéens. Parce que moi, je n’ai pas travaillé pour dilapider les fonds publics. Parce que moi, j’ai défendu partout où je suis. Le parti a pu regrouper 400 millions de fg, les 400 autres millions on ne les a pas. Nous demandons la contribution de tout le peuple et je demande 1000 fg à tout un chacun. Parce que si 1 million de guinéens me donnent 1000 fg, j’aurais un milliard. Donc, je veux participer à ces élections. Et tout Guinéens qui écoute cette émission, si vous savez que Elie Kamano a été un artiste qui s’est engagé d’abord pour la cause du peuple, un activiste aujourd’hui qui s’engage en politique pour les mêmes causes, donc je demande une contribution de tous les Guinéens à hauteur de 1000 fg » a-t-il sollicité  dans l’émission « On refait le monde » chez nos confrères de Djoma Fm.

Selon lui, il y a énormément de choses à restructurer aujourd’hui dans la gouvernance actuelle

« Sur le plan politique, aujourd’hui nous assistons au repli identitaire endémique. Nous assistons au parti communautaire. Je vais vous donner un exemple par rapport à ce combat contre le communautariste. Lorsque le CNDD est arrivé au pouvoir, mes propres parents (forestiers) m’ont appelé. Ils m’ont fait asseoir et m’ont dit que c’est le moment où jamais pour nous de prendre le pouvoir. Je dis ce n’est pas la manière. Dadis est arrivé par la grande porte aidons le à repartir par la porte. Pour ceux qui étaient au stade lorsque la jeunesse l’avait invité et reçu au stade pendant que le stade était bourré on m’avait dit de ne rien dire contre lui sinon ils allaient couper mon micro. Lorsque je suis monté pour faire ma prestation, j’ai pris le micro, je lui ai dit Monsieur le président vous êtes rentré par la grande porte, sortez par la grande porte…» a expliqué l’ancien reggae man.

Par Abdul Karim Barry Pour couleurguinee.info