Le parti UFDG ira-t-il ou pas à l’élection présidentielle prochaine ? En attendant, le parti a engagé des consultations au niveau de ses fédérations à la base. Un sujet qui fait l’objet de plusieurs interprétations au sein de l’opinion et la classe politique guinéenne. Ce vendredi 28 août, Fodé Oussou Fofana le vice-président de cette formation politique a relativisé les choses.

« Nous sommes un parti véritablement démocratique. Les décisions ne sont pas prises par la direction nationale ou par Elhadj Cellou Dalein Diallo. Mais, quand on demande ça veut pas dire qu’on est d’accord avec le fichier, ça veut pas dire qu’on est d’accord avec cette nouvelle constitution, ça veut pas dire qu’on est d’accord pour la candidature de Monsieur Alpha Condé. Que les gens se calment. Dire qu’on a consulté veut dire qu’on doit aller aux élections ? ça c’est vraiment aller à côté » lance-t-il aux détracteurs dans l’émission « on refait le monde » chez nos confrères de Djoma Fm.

Ce 2ème responsable de l’UFDG affirme que la décision de participer ou pas à cette élection  n’est pas encore prise.

« Mais, croyez moi, si on doit participer, c’est quand on est complètement rassuré que le fichier qui permet d’aller à ces élections est bon. Lorsqu’on doit assister à une élection c’est parce qu’on sait que les votes des militants, des citoyens vont être respectés. Vous savez ce qui se passe. Quand quelqu’un contrôle les gens qui comptent les voix il n’a plus besoin des gens qui votent. Lorsque nous prendrons la décision de participer ou de ne pas participer, nous le ferons en plein jour » entonne-t-il.

Bien que son parti n’ait pas dit son dernier mot, Fodé Oussou Fofana estime que la date prévue à cette élection n’est pas tenable pour une élection qui se veut crédible et transparente.

«On ne peut corriger ce fichier en un mois. Il faut qu’on le corrige et sortir les anomalies pour que les résultats qui seront proclamés soient acceptés de tous » déclare-t-il

À ceux qui pensent qu’engager ces consultations c’est souiller la mémoire des victimes  des manifestations du FNDC, ce vice président de l’UFDG n’a pas voulu leur faire de cadeaux.

« L’UFDG n’est pas un parti politique cabine téléphonique. On ne fonctionne pas parce qu’il y a élections. Ça veut dire que pour certains consulter, c’est des événements. Il y a certains partis politiques dans ce pays qui ne peuvent même pas faire des consultations. Parce qu’ils n’ont personne à consulter. Nous avons toujours consulté et nous allons continuer à consulter. Ce n’est pas un crime. Et puis les gens ne savent même pas qu’elles sont toutes les questions que nous avons posées » souligne-t-il

          Par Abdul Karim Barry Pour couleurguinee.info