Sortie de la convention de sa formation politique qui l’a choisie comme candidate à la présidentielle du 18 octobre 2020,  Makalé Camara, ancienne ministre, ancienne ambassadrice de la Guinée en France et  présidente du Parti Front pour l’Alliance Nationale commence à communiquer sur ce qui l’a amenée à accepter d’être leader de cette formation politique.

« On ne peut pas aujourd’hui créer un parti et qu’il soit agréé par le ministère compétent. Je crois que c’est une idée et une prédisposition qui se sont rencontrés. Eux, ils cherchaient un leader, ils appellent ça personnalité et moi j’étais là à me demander qu’est-ce ce je vais faire les prochaines années parce que je ne pouvais pas continuer à me tourner les pouces. Je ne suis pas habituée à le faire et d’ailleurs même quand je suis sortie du gouvernement, je me suis immédiatement réinvestie sur la migration régulière. J’ai fait le tour du pays avec mon organisation la FEMJEUGUIP… Donc, eux ils cherchaient un leader, ils sont tombés sur moi. J’ai dis waw ! C’est comme si c’était une prédestinée…» explique-t-elle

Cette ancienne ministre des affaires étrangères estime que le pouvoir n’a pas fait assez durant ses 10 ans de gouvernance.

« On parle aujourd’hui du grand Conakry. Mais, pour aller dans mon Dubreka natal, c’est la croix et la bannière. Il n’y a pas de routes. Et l’eau, quand je vois les chiffres mirobolants que le FMI, la Banque Mondiale, ont investi dans notre société SEG, quand je vois qu’en plein mois d’août, l’eau est en train de renverser des maisons, de soulever ce pays pour le jucher sur le ciel et que les femmes  portent encore des bidons, alignées, je crois que c’est insupportable. Ce n’est pas normal qu’au 21 ème siècle, on n’ait pas d’eau à la pompe dans nos maisons. L’eau est indispensable (… ).Nous sommes en plein mois d’août, on nous coupe encore l’électricité dans un pays qui est réputé être château d’eau de l’Afrique de l’ouest » déplore-t-elle

La jeunesse occupe une place prééminente dans son parti déclare cette ministre de l’agriculture sous feu le Président Lansana Conté.

«Lors de ma convention, la jeune fille qui a lu le discours de la résolution, c’est une jeune fille de peut-être 22 ans. Les jeunes, c’est l’avenir de ce pays. Si cette jeunesse n’est pas éduquée, n’est pas formée, quel est notre avenir. Je trouve aujourd’hui que la majorité des jeunes de ce pays ont beaucoup à apprendre et on besoin de beaucoup être aidés. Je suis étonnée, déboussolée de voir combien de cafés existent aujourd’hui où les jeunes se retrouvent très tôt le matin pour prendre le café l’Ataya, la drogue et tout le reste… » A-t-elle regretté.

            Par Abdul Karim Barry Pour couleurguinee.info