Si la participation à l’élection présidentielle des partis politiques membres du FNDC passe mal au sein du comité de pilotage du mouvement qui déclare que ces partis se sont écartés désormais du FNDC ,  Idrissa Chérif le président du parti Union pour le Changement de Guinée (UCG) lui soutient la démarche de ces politiques bien que dit-il sa base n’a pas choisi que son parti aille à cette présidentielle. Il estime que Cellou Dalein Diallo, le président du parti UFDG a mûri la question avant de s’engager.

« Si Cellou Dalein s’est engagé à aller à ces élections, c’est qu’il a eu des garanties pour dire qu’il est sûr que ce scrutin peut être transparent pour lui et qu’il a ses chances de pouvoir remporter les élections présidentielles. Il a consulté sa base et tout. Et il a déjà peut-être la maîtrise du fichier à l’heure actuelle. Donc, moi je ne peux pas lui porter un jugement c’est tout à fait normal. Moi je ne participe pas parce que j’ai été recalé par ma base, sinon je serais candidat…» indique-t-il.

Cet ancien ministre de la Transition de 2010 pense que cette décision de ces partis politiques ne devrait pas occasionner leur divorce avec le front car dit-il dans une lutte la stratégie ne doit pas être statique.

« D’autres y croient mais souvent il faut changer de stratégie pour pouvoir arriver à des fins. Mais, si vous ne changez pas de stratégies tous les jours, vous êtes dans les rues, vous n’obtenez rien. Vous allez continuer toujours de marcher. Et y a toujours aussi des victimes. Donc, tirer les leçons de ce que vous faites. Moi, je pense qu’il est normal que les gens essaient de laisser les partis politiques vraiment faire ce qu’ils ont envie de faire. Le FNDC c’est un mouvement pour une revendication, il peut continuer la revendication… Moi,  je ne suis pas d’accord avec la constitution mais je partage ces élections » affirme-t-il.

Ce 1er responsable de UCG estime que le pays se trouve à une période  cruciale dominée par cette présidentielle. Il souhaite voir cette élection se passer dans la paix et la stabilité

« Que la ceni soit à la hauteur. Il y a l’histoire de la Guinée dans leur main. Ils doivent tout faire pour que les choses puissent se passer de manière transparente et ne pas se laisse pas manipuler. C’est vrai, il y a un fichier qu’on ne contrôle pas,  qui n’a pas été audité, mais j’espère vraiment qu’au soir du 18 octobre celui qui est élu comme président de la République, qu’il soit un président qui mérite ces résultats » a-t-il souhaité.

        Par Abdul Karim Barry pour couleurguinee.info