Sidya Touré, président de l’Union des Forces Républicaines (UFR) a été joint ce jeudi au téléphone par nos confrères des grandes gueules de la Radio Espace Fm. L’ancien premier ministre s’est exprimé par rapport au mini remaniement du gouvernement et de la proposition de la date du 18 Octobre pour les présidentielles en guinée.

Du mini remaniement, l’ancien haut représentant du président de la République, Sidya dira que ça ne change rien à la gouvernance Alpha Condé « La gouvernance qu’on a eu depuis 10 ans, c’est elle qui continue dans les périodes aussi difficiles que ça. Ces jeux de chaines musicales ne m’inspirent pas particulièrement. Y a un gouvernement, ça ne suffit pas, il recrée le même gouvernement autour de lui à la présidence de la République, mais tout simplement pour avoir l’impulsion de contrôler encore un peu plus. On n’attend rien. Ce sont des gens qui sont là qu’on a nommé simplement pour donner l’impression à Alpha qu’il a un deuxième gouvernement autour de lui. Mais il y en a beaucoup d’entre eux qui n’ont même pas de bureau » se moque cet opposant au régime de Alpha Condé.

Parlant des démissions enregistrées par son parti, Sidya Touré y voit une main noire mais, estime que cela ne pose aucun problème pour le parti.

« Il (Badra Koné) est arrivé au parti il y a deux ans, il est reparti. Donc, pour nous on a tourné cette page là. Actuellement il n’y a pas une zone de la Guinée où on (la mouvance) n’est pas entrain de démarcher les responsables de l’UFR. Y a des gens qui ont des calculs en tête et qui se disent que le parti est à abattre. Que c’est lui qui est le plus transversale. Mais, ça c’est courant. Qu’on apporte nos gens, qu’on leur donne de l’argent qu’on essaye de leur proposer des postes. Moi j’ai 72 personnes dans mon bureau exécutif si il y a une ou deux personnes qui sont parties je ne vois pas en quoi cela va geler le parti » A rassuré Sidya Touré

À propos de la révision exceptionnelle de la liste électorale, annoncée par la CENI pour les élections présidentielles « À chaque fois qu’on soulève le problème électoral ic,i on se dit non, on est pris par le temps. Donc nous ne pouvons pas faire tout cela, on va sauter ceci on va à l’affichage. Le contentieux vous appelez ça une révision ? Elle est là pour fixer le constitutionnalité des lois. Donc moi je suis vraiment désolé. Ce n’est pas un boycott, nous refusons cela. Il faut qu’on annule les élections du 22 mars avant qu’on aille plus loin » indique-t-il

Sur la main tendue par le président pour désamorcer la crise politique, Sidya Touré est catégorique « La première, on voudrait bien que la communauté internationale vient mais il faut qu’on pose un préalable. Alpha ne peut pas continuer à être présent de la République après ses deux mandats. Ça doit être clair pour tout le monde » A juré Sidya Touré

Abdul Karim Barry pour couleurguinee.info