Economie et société

Quartier Dar Es Salam : Des quidams emportent les millions du barbu !

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Boutiquier de son état, Mohamed Moustapha Diaouné a vu ses 6 millions de francs guinéens filer entre ses mains. C’est comme si la scène se déroulait dans un rêve. Ce sont des personnes qui, apparemment, n’ont rien d’anormal qui ont agi ainsi au quartier Dar Es Salam le mardi dernier.
« L’oncle de ma femme m’a appelé. Il m’avait confié 10 millions de francs guinéens. Il m’a dit que quelqu’un doit passer prendre l’argent chez moi. Mais l’intéressé m’a trouvé absent. Mon oncle m’a envoyé un numéro sur lequel je devais faire un transfert orange money. J’ai déposé l’argent. Entre temps, j’avais un programme à Madina. Je suis parti acheter un livre coranique. Vers 16h ce jour, je cherchais un taxi pour rentrer. Mais, je n’ai pas vu un véhicule jusqu’à 18h 30mn. C’est entre temps qu’une voiture Mercedes a garé. Tout le monde s’est rué vers lui. Le chauffeur a dit qu’il s’est arrêté pour moi. Je suis monté. Il y avait une personne devant. Deux derrières. Un jeune costaud et une femme voilée. Il est descendu et moi, je suis resté au milieu. Nous sommes un peu sortis de Madina. Il avait beaucoup d’embouteillages. Le chauffeur a dit qu’il va passer dans les quartiers pour éviter les bouchons. Nous sommes venus jusqu’à la décharge de Dar Es Salam, il nous a dit qu’il attend quelqu’un. Mais, comme c’était un peu isolé, j’ai commencé à avoir des doutes. J’ai voulu descendre pour ne pas retarder mais à ma grande surprise, le monsieur qui était à ma droite a pris mon sac. Il me dit tu peux descendre mais sans ton sac et il y avait 6 millions dans le sac » a expliqué Monsieur Diaouné.

Selon cette victime qui explique toujours sa mésaventure, il y avait une arme coincé entre les pieds de celui qui était assis à la banquette avant

« Il a pointé l’arme sur moi. J’ai commencé à trembler. L’homme a dit si tu ne descends pas, je te tue. Je suis descendu sans le sac et ils ont démarré. J’ai pris une moto pour les suivre. Mais, ils roulaient vite » explique Moustapha Diaouné
Il dit qu’il retient le visage de l’homme qui était derrière et celui de la femme adulte de teint claire. Il retient aussi la plaque d’immatriculation qui commence par « 56 ». Moustapha Diaouné dit qu’il ne portera pas plainte et qu’il s’en remet à la volonté de Dieu. Voilà comment la voilée et les inconnus sont partis avec l’argent du barbu. Comme pour dire que tout qui est voilé n’est pas symbole de sainteté.

                                                                     Par Kadiatou Cherif Baldé pour couleurguinee

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