Ce dimanche 14 juin 2020, au quartier SOS, un accident de moto provoqué par un poste de contrôle de la CMIS 6 a mis le feu aux poudres. Des jeunes en colères ont croisé le fer avec la police.

Les conducteurs de taxi moto basés sur la ligne SOS – Foulamadina et qui sont voisins de ce poste de police ont payé les frais de la colère policière.

Selon des informations recueillies sur les lieux, c’est un conducteur de moto qui venait dans sens contraire qui a été appréhendé par un policier camouflé derrière une voiture.

Par peur d’être arrêté, le motard a tenté une manœuvre pour s’échapper. C’est là qu’il a été touché par un autre motard qui venait à vive allure. Un autre motard se trouvant derrière ce dernièr est venu aussi les percuter.

“Le monsieur quittait vers Sonfonia. Il partait en sens interdit de l’autre côté. En voulant dévier les policiers, il croise une autre moto. Il y a eu un choc. Puis des blessés.  Il y avait du monde sur les lieux.  Les gens ont pris le blessé dont le pied est complètement cassé, un os dehors, et un autre blessé à la main. Ils les ont emmenés dans une clinique de proximité pour des soins. Mais, en voulant faire traverser la moto, ils se sont insultés avec les policiers. Après avoir fini de traverser, ces gens en colères ont lancé des cailloux aux policiers. Les policiers à leur tour ont lancé le gaz lacrymogène. Toute la foule s’est dispersée”. Relate Youssouf Bah secrétaire syndical de la ligne SOS – Foulamadina

Selon ce responsable, les conducteurs de taxi moto qui évoluent sur cette ligne ont payé les conséquences de cet affrontement. Quatre motos relevant de cette ligne ont été saisies par les policiers qui les ont accusés d’être responsables de ce soulèvement.

Il ajoute que ce n’est pas la première fois que ce poste de police provoque des accidents. Pour lui, plusieurs autres accidents du même genre ont été provoqués par  ces policiers à cet endroit.

Ce représentant de cette ligne demande aux autorités de faire la part des choses. En laissant la police routière s’occuper des problèmes liés à la route et non aux gens de la CMIS. Parce que dit-il, souvent c’est la CMIS qui provoque des accidents sur cette route.

Par Mamadou Sanoussy Diallo pour couleurguinee.info