A l’instar de leurs coreligionnaires du monde, les fidèles musulmans de la guinée célèbrent la nuit du destin de chaque 26 du mois de Ramadan. Selon la religion la nuit du destin est cette nuit dans laquelle le coran  fut descendu et elle est égale à mille mois d’adoration pour celui qui se livre à adorer Dieu dans cette nuit.

Ce  mardi 19 mai 2020, correspond au 26ème jour du mois de Ramadan. Un jour pour lequel les Fidèles musulmans se groupent dans les mosquées pour adorer Dieu.

Particulièrement pour cette année, cette nuit est arrivée dans une période d’une pandémie de Covid-19 sans précédente, où tous les lieux de regroupement sont pour le moment fermés. Notamment les mosquées et tous les autres lieux de cultes.

« La nuit du destin est cette nuit du mois de Ramadan que Dieu a choisie pour descendre son coran. C’est une nuit d’une grande importance chez Dieu. Parce que tout ce que Dieu aime, il lui donne de la valeur. Dieu nous a montré qu’une bonne œuvre dans cette nuit est plus que mille mois d’adoration. C’est ce qui équivaut à 83 ans et 4 mois environ. Les anges descendront sur la terre pour superviser les accomplissements des musulmans dans cette nuit ».  A expliqué Dr Alhousseyni Diallo, ancien inspecteur général des affaires religieuses, enseignant à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia département langue arabe.

Il rappelle qu’il est d’ailleurs important pour le musulman de rester dans les mosquées à adorer Dieu durant ces 10 derniers jours, pour la recherche de cette nuit. Comme le faisait le Prophète Mohammed (PSL).

Particulièrement, pour cette année où il y’a la présence de la pandémie de Covid-19, ce responsable religieux rappelle que c’est très facile de se confiner à domicile et se livrer à l’adoration pendant ces 10 derniers jours du mois.

« Heureusement, cette année nous, nous sommes tous confinés. Chacun n’a qu’à prendre le courage pour rechercher cette nuit. Si bien sûr on nous dit de rester chez nous à cause de la maladie, n’acceptons pas que cette maladie soit encore pour nous une maladie qui paralyse toutes nos activités. Si les mosquées sont fermées les cœurs ne doivent pas quant à eux être fermés. Partout où on est, on peut adorer Dieu. Beaucoup des actes religieux peuvent se  faire  sans se déplacer. Comme chercher à s’approcher de Dieu par exemple »

Il rappelle qu’il est admis de faire sortir à partir du 27ème jour du mois de Ramadan le “Moud”. Une partie de nourriture du lieu, qui équivaut à 2 kilogrammes et demi ou une somme d’argent de 15.000GNF à donner à un pauvre.

Il ajoute que pour les prières de L’Aïd el fitr, il est très important de les accomplir à la mosquée ou à un endroit choisi. Mais, précise-t-il en cas d’exception il est autorisé d’accomplir ces prières à la maison seul ou avec la famille. Sauf que souligne-t-il, un sermon n’est pas être fait dans ces circonstances.

Par Mamadou Sanoussy Diallo pour couleurguinee