Les résultats provisoires des élections législatives ont été rendus publics hier par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Le score est sans appel. Le Rpr arc en ciel,  le parti au pouvoir s’est adjugé la part du lion avec 79 députés.

Mamadou Sylla, alias Sylla Futurelec, le président du parti Union Démocratique de Guinée UDG est le plus nanti des partis politiques de l’opposition. Il a 4 députés. Et il est le potentiel chef de fil de l’opposition guinéenne. Pour lui, la vie est belle lorsqu’on sait profiter.

« La vie va ainsi. Donc, chacun de nous accepte le vœu de Dieu. On attend la confirmation que va nous donner la cour constitutionnelle ». Justement, la Cour constitutionnelle va valider ces résultats ce jeudi soir. Mamadou Sylla ne regrette rien.

« Vous savez très bien dans quel contexte ces élections ont eu lieu. La sécurité n’était pas là. Et puis, la façon avec laquelle elles ont été validées. C’est vrai, ils ont refusé que nos hommes soient représentés au niveau des dépouillements dans les urnes. Ils n’ont pas eu accès à la salle de centralisation. Là, vraiment on a déploré cette façon de faire » révèle cet opérateur économique

L’UDG est allée à ces élections parce qu’il y aurait eu un « deal » avec le pouvoir. C’est ce que disent des détracteurs

Mamadou Sylla a son mot à dire « Si c’était le cas, est-ce que c’est 4 député que j’allais avoir ? » S’interroge t-il. « Donc, ça prouve que tout ce que les gens ont dit a été démenti » répond-il.

A ceux qui pensent qu’aller à ces élections est une trahison de sa part cet homme d’affaire précise « Moi, je n’ai jamais trahi qui que ce soit. J’ai mon parti. Je ne dois rien à personne. S’ils disent que je les ai trahis, trahi à propos de quoi ?  se demande-t-il. «  Peut-être, si on parle de trahison, c’est eux qui me trahissent » a-t-il fait savoir.

A la question de savoir comment va-t-il s’y prendre, désormais en tant que chef de file de l’opposition parlementaire alors qu’il y a un autre qui est déjà reconnu par la communauté internationale. En l’occurrence Cellou Dalein Diallo.

Mamadou Sylla tranche « Là, ça incombe l’Etat. C’est lui qui est habilité à convoquer n’est-ce pas une élection ? Il a convoqué ! Donc, moi je crois qu’après les élections si le même gouvernement n’a pas eu les moyens pour faire respecter l’engagement. Là, maintenant moi je les regarde. Pas à moi de juger, c’est eux qui savent comment s’en sortir » a-t-il conclu

                                                                                                Par Abdul Karim Barry Pour couleurguinee. Inf