Routes inondées, trous béants, conducteurs pressés, à Conakry, la police routière a du pain sur la planche. Sous une forte pluie, camouflé dans un manteau, Kissi Kaba Keita, commandant de peloton adjoint s’active à réguler la circulation.

« Quand il pleut, il y a beaucoup de maladresses dans la circulation. Donc, les chauffeurs ne se comprennent pas. Chacun est pressé pour rentrer là où, il veut partir. Vous avez compris? L’état de la route aussi nous fatigue un peu » explique-t-il.

Les accidents de la route sont récurrents durant la période des grandes pluies. Pour y remédier, Ce policier veille surtout sur l’excès de vitesse, quand il pleut.

« Nous sommes là, comme c’est la pluie, donc, le véhicule ne doit pas rouler à n’importe quelle vitesse. Parce qu’il faut être prudent. Parce que c’est la pluie, on ne peut pas aller à vive allure. Donc nous sommes là, à coté, on les contrôle dans leur course, dans leurs mouvements dit-il.

Malgré les moyens dérisoires, cet officier de police soutient qu’il n’y a pas d’excuses  quand il faut servir sa nation.

« Parce que tout ce que tu fais pour ta population, tout ce que tu fais pour ton pays, vraiment ça se passe très bien. Sinon sous la pluie, le travail est un peu difficile. Mais ce n’est pas mauvais, parce que nous sommes là pour régulariser la circulation, aider la population et sécuriser les biens et les intérêts » affirme-t-il.

Les injures et les offenses à l’endroit des policiers sont devenues monnaies courantes dans la capitale Conakry. Une pratique que les citoyens devraient abandonner pour leur faciliter la tâche.

Par Abdul Karim Barry pour couleurguinee

 

 

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