Les grandes pluies qui s’abattent sur Conakry provoquent des inondations dans plusieurs quartiers de la capitale. Chose qui complique l’accès à plusieurs foyers, voire même, à des services. C’est le cas du ” Centre Mères et enfants » situé à Kaporo-rails dans la commune de Ratoma. Ici, après chaque pluie, bonjour les inondations !

Dr Sidibé Aboubacar, surveillant général et chef personnel de cet hôpital décrit ce problème

« Depuis la création de notre clinique en 1996, elle est confrontée à cette inondation à notre devanture. Nous sommes passés par tous les moyens pour avoir des aides au niveau de la commune et du gouvernorat. Chaque fois, quand il pleut, nous sommes obligés d’envoyer des personnes pour débloquer le caniveau pour que l’eau puisse passer » explique-t-il

Au-delà de l’emplacement de la clinique, qui pourrait être à la base de cette stagnation d’eau à cet endroit, ce médecin voit en outre le fait que les caniveaux sont bouchés. D’où cet appel aux autorités.

« Vous voyez la position de la clinique par rapport à la descente vers la pente. L’eau stagne toujours ici. En plus, les caniveaux sont restreints et ne sont pas curés. Là forcément, quand il pleut, il faut s’attendre à des inondations. Vraiment nous sommes désolés. Nous demandons aux autorités chargées des travaux publics de nous venir en aide » a-t-il sollicité

Au garage de Thierno Abdoulaye Sow, réparateur de moto, dans le même parage, c’est les mêmes plaintes. Il situe les responsabilités.

« Chaque année, quand la pluie commence, le caniveau qui se trouve à côté de nous bloque la circulation. On rencontre beaucoup de difficultés. Ça nous empêche de travailler. À mon avis, la cause de ces inondations, c’est le manque d’entretien des caniveaux pendant la saison sèche. Et les citoyens aussi jettent les ordures ménagères dans les caniveaux » a-t-il dénoncé.

Fatoumata Lamarana Barry, pour sa part, vend des fruits au bord de la route, au même endroit. Elle décrit son calvaire.

« Chaque fois qu’il pleut, nos marchandises sont emportées par l’eau de ruissellement. Et difficilement on arrive à vendre à nos clients. Parfois, c’est nous même qui débloquons les ordures ici. L’appel que je lance aux autorités, c’est de nous soutenir car c’est ici que nous arrivons à avoir de quoi nourrir nos enfants » explique-t-elle

                   Par Mariame Barry pour couleurguinee.info