Les violences meurtrières survenues à Coyah le mardi dernier ne laissent pas indifférent le président de la jeunesse CEDEAO de Guinée. Dora Aboubacar Koïta estime que cette situation était prévisible. Cet activiste soulève un manque de sensibilisation et de conscientisation des citoyens à la base « On n’a pas pu expliquer concrètement l’importance réelle de ces mesures barrières. Il y a un déficit de compréhension entre les autorités et les citoyens par rapport à ce point. Le citoyen doit être en mesure de comprendre la portée et le sens réel de ces mesures là, pour faciliter sa soumission » estime-t-il.

« Il faut connaître un peu l’environnement dans lequel nous vivons. Nous connaissons très bien nos citoyens. Et quand vous prenez aussi les fréquentations entre Coyah et le Km 36 et ce que les braves femmes font et les jeunes font,  vous trouvez aussi qu’il y a beaucoup de citoyens qui travaillent à Conakry mais qui habitent aujourd’hui à Coyah ou Dubréka. Nous, nous avons pensé que l’installation de ce barrage n’a pas été fait à la suite d’une concertation avec les citoyens à la base. D’ailleurs, l’autre précision qui est importante surtout c’est que le décret du président de la République ne faisait pas allusion à ce barrage là »

À propos de la réouverture forcée des mosquées, précisément à Dubréka et Kamsar, cet activiste partage les cris de cœur. Mais tout de même, les invite à avoir raison gardée vu ces temps de crise sanitaire que traverse le pays « C’est vrai, aujourd’hui, il faut comprendre le sentiment des gens, nous voulons tous revenir à la mosquée surtout ces dix derniers jours du mois de ramadan qui sont quand même des jours un peu spécifiques. Mais, ça ne peut pas se faire dans la violence. Nous devons  être conformes aux décisions qui sont prises par les autorités compétentes. Surtout quand ces décisions là sont prises pour sauver la vie de nos concitoyens. C’est vrai que nous sommes dans un pays de croyance. Mais calmons nous et parlons sereinement pour pouvoir régler les choses » a-t-il sollicité.

Par Abdul Karim Barry pour couleurguinee.info