Plusieurs textes de lois ont été votés par l’assemblée nationale aucours de la session spéciale des deux mois passés. Ce jeudi, le député Mamadou Bah Baadikko, président du parti Union des Forces Démocratiques (UFD) est revenu sur quelques-uns de ces textes dans l’émission Oeil de Lynx de la radio Lynx Fm.

A l’entame, il a abordé ce qu’il appelle le fameux emprunt de 230 millions d’Euros arrivés, dit-il, en catimini.

« Heureusement, le Président de la République, il semblerait qu’il n’a pas encore promulgué ce texte » dit ce député

Quand aux lois organiques concernant la Haute autorité de la communication HAC, ce député déplore que les lois soient contrôlées par le pouvoir public. Il regrette le refus des autorités de soumettre aux députés le texte final voté par ces derniers.

« Toutes les nominations sont dominées par le pouvoir politique. C’est des distributeurs de pré bandes pour récompenser ou faire taire des gens. On a fait des propositions d’augmenter le chiffre, un peu plus de journalistes. Malheureusement, en inter commission on n’a pu obtenir deux sièges de plus alors que nous on a demandé 4. Mais, là aussi, le grand drame, c’est que personne ne sait puisque on n’a pas eu le texte. On a voté sur la base de ce qu’on nous a dit verbalement sur les modifications qui seront apportées » explique-t-il

Revenant sur la cour constitutionnelle, Mamadou Bah Baadikko estime que cette cour  n’a aucun contre poids pour équilibrer le pouvoir dans l’esprit des textes

« Si les magistrat de la cour constitutionnelle veulent qu’on leur prenne au sérieux, il faut qu’ils ordonnent le pouvoirs et tous ce qui sont astreints de faire la déclaration des biens et que ces déclarations soient publiées au journal officiel » dit-il

Lors de la session parlementaire, le président de l’assemblée Nationale Amadou Damaro Camara a interrompu ce député qui voulait s’exprimer. Baadikko Bah parle d’un système dictatorial tout en précisant que cette attitude ne lui fera guère reculer.

« Il ma retiré la parole, mais je dis que mal lui en a pris. Puisque lorsqu’il m’a retiré,ça  a connu une telle diffusion de ce texte qu’on n’a pas pu lire. Et c’est devenu pour lui un effet boomerang. C’est qui est grave, c’est que ça relève le système dans lequel on est. On est dans le parti état » déplore-t-il

Enfin S’agissant de la loi électorale, ce député  dit voir des conséquences d’une erreur de gomme dans les versions de la fameuse constitution.

« On a gommé les candidatures indépendantes et celui qui gommait à oublier de gommer le parrainage. En fait, c’est des lois fabriquées pour que le parti au pouvoir s’éternise et qu’il gagne immanquablement toutes les élections à venir » a-t-il dénoncé

Par Abdul Karim Barry Pour  couleurguinee.info