Le chanteur malien Sidiki Diabaté a passé ce lundi sa première nuit de détention à Bamako. Il a été entendu par la brigade d’investigation judiciaire. Après l’audition, la police judiciaire malienne a décidé de le placer en garde à vue selon des confrères maliens.

La plainte qui lui a valu cette détention a été déposée par  une guinéenne au Procureur du tribunal de la Commune 3 de Bamako. Mariame Sow accuse le chanteur de l’avoir brutalisée. Les photos ont fait le tour de la toile

Selon toujours la presse malienne, Sidiki Diabaté a perdu sa nomination à ” Afrimma 2020 ” à cause de ce problème.

A Conakry, l’activiste défenseur de la cause des femmes Moussa Yero Bah, la consœur de « GG » de Espace FM dit que cette décision aux autorités judiciaires du Mali est la conséquence des actes du chanteur

« Je pense qu’il est en train de subir les conséquences de ses actes. Vous savez, dans la vie, quand vous faites certaines choses, il faut assumer. Je pense que pour l’image de cette cérémonie, ils ne peuvent pas accepter que Sidiki Diabaté participe à la rencontre, d’autant plus que nous avons vu ce qu’il a fait subir à la jeune dame même si certains estiment qu’elle est restée longtemps sans s’exprimer. Mais, quand ce n’est pas vous qui subissez, c’est bien facile de s’exprimer et de parler parce que je pense que les gens devraient réfléchir et comprendre que la violence, quelle que soient la personne qui l’a commette, elle ne peut être pardonnée et aucune personne ne devrait subir la violence et se taire là-dessus et ce Monsieur devrait répondre de ses actes » martèle cette consoeur des « GG » qui estime que Sidiki Diabaté «  a récolté ce qu’il a semé ».

Elle affirme que le combat est en train d’évoluer et de façon positive pour aider la  guinéenne victime à Bamako.

« Nous avons interpellé tout le monde. Et en Guinée, les activistes sont en train de se constituer pour voir ce qu’on peut faire pour accompagner la victime.
Nous avons appelé l’ambassadeur de la Guinée au Mali, en ce moment il n’était pas en contact avec la jeune dame, il était en train de creuser pour voir ce qui s’est réellement passé. Nous allons relancer et voir ce qu’ils peuvent faire parce que le crime sera jugé là où il a été commis, même si l’État guinéen doit soutenir, il faudrait que ça se passe du côté du Mali ».

Moussa Yero Bah dit qu’elle compte mener des démarches auprès des autorités guinéennes pour qu’elles puissent accompagner la jeune dame dans cette épreuve.

Par Kadiatou Cherif Baldé pour couleurguinee.info