Oumar Aïssata Camara, Porte-parole de l’union pour la Défense des Sinistrés de Souapiti, lance un appel aux autorités pour le non respect des engagements pris pour le rétablissement des citoyens déplacés dans leur droit « Très malheureusement, on a eu la malchance d’être dirigé par certaines personnes qui font semblant de ne pas écouter et de ne pas avoir conscience de ce que les gens vivent comme maux » A regretté le Porte-parole de l’union pour la Défense des Sinistrés de Souapiti (UDSS).

Selon lui, Aujourd’hui leur situation s’aggrave au jour le jour. Ils disent être réinstallés dans les sites inappropriés, et parle d’une catastrophe pour la localité.

« Des parties qui ont été réinstallées il y a 11 mois n’ont  jusque là pas de l’eau à boire. Parce que tout simplement la qualité d’eau qu’on leur a donné n’est pas buvable. Si vous prenez aussi des personnes dont les cultures ont été inondées après la fermeture de la vanne ils n’ont pas reçu même 1000 francs des mains du projet Souapiti pour leur indemnisation. Alors que c’est des gens qui allaient cultiver pour avoir quoi manger » Soutient-il.

Aujourd’hui, le calvaire des citoyens est énorme affirme ce sinistré :

« Il y a dans un district qu’on appelé Kenekansa, une femme qui vient d’être interpellée par le président du district parce que sa coépouse aurait porté plainte contre elle pour refus de paiement de sa semence. Le manque de moyens financiers fait que les gens sont obligés parfois de s’endetter pour faire leur culture. Malheureusement, cette femme se trouvait dans cette situation et de surcroît la fermeture de la vanne aussi vient inonder sa culture. Donc, complètement sinistrée. Aujourd’hui, elle n’a pas quoi manger et elle reste redevable à sa coépouse qui tient coûte que coûte que sa créance soit payée. Sa coépouse dit qu’elle ne compte que sur ce que celle là lui donnera, elle aussi n’a pas de quoi vivre. Aujourd’hui ce district vit ce problème » explique-t-il.

Ce porte-parole des sinistrés de Souapiti dénonce la lenteur dans leur rétablissement :

« Nous avons adressé des correspondances aux différents ministres notamment, celui de l’énergie, nous avons même adressé un courrier au premier ministre. Mais, très malheureusement il n’y a pas eu de suite. On devrait procéder à un recensement transparent et participatif. Mais, les gens ne communiquent même pas avec la population concernée. Tout ce qu’ils font, c’est en catimini. Ils refusent que les gens communiquent même entre eux. On donne des informations au père, on lui interdit même de les communiquer à son fils. Ils sont allés jusqu’à dire aux gens dans le village de ne pas du tout expliquer à leurs fils intellectuels ce qui se passe dans le village » A-t-il fustigé.

Selon le rapport de Human Rights Watch, la population qui doit être réinstallée est estimée à 16000 personnes.

Ces sinistrés, à travers leur porte-parole, réclament leur rétablissement dans leur droit.

Par Abdoul Karim Barry Pour couleurguinee.Info