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Sortie du Quai d’Orsay sur le double scrutin : Le ministre Kiridi Bangoura invite à lire entre les textes.

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La sortie du ministère des affaires étrangères de France relative au double scrutin amène beaucoup de citoyens à dire que la France a lâché la Guinée. Ce n’est pas le point de vue de Kiridi Bangoura, ministre secrétaire général à la Présidence de la République

« Il faut lire dans les textes, se prévenir pour le moment de toutes interprétations comme vous êtes en train de le faire. Ce qui est clair, ce que les relations internationales sont fondées sur deux principes : le principe de la souveraineté des États et aussi les relations que ces Etats établissent avec les autres et dans ce cadre-là, le gouvernement guinéen prendra toutes ses responsabilités et en terme de souveraineté et en terme de relation. Nous, nous entretenons des relations et avec la France et avec la Chine et avec n’importe quelle organisation internationale à laquelle nous sommes parties prenantes. Donc, nous, nous sommes sereins et nous estimons qu’avec ce genre de processus et dans ce genre de contexte, il est normal que nos partenaires donnent leur point de vue. Le point de vue est pris en compte, mais n’est pas la règle qui régit le fonctionnement de notre pays. Mais, nous sommes attentifs, nous sommes en accord avec eux pour discuter de tout cela » dit le ministre.

La France a son jugement sur la CENI, sur les États-Unis, sur la Belgique voisine, sur la Chine. Elle a son jugement, elle a sa position de principe et son ressenti avec les uns et les autres. Nous tenons compte parce que c’est notre partenaire pas parce que c’est la puissance colonisatrice, mais c’est notre partenaire d’abord, donc nous tenons compte de son point de vue »  renchérit Kiridi Bangoura.

La CEDEAO a demandé au gouvernement guinéen de supprimer un certain nombre d’électeurs dans le fichier, le gouvernement guinéen s’est adressé à la CEDEAO rappelle-t-il.

« La CENI et la CEDEAO ont travaillé. Deux millions et quelques électeurs ont été supprimés. Moi je fais partie des électeurs qui ont été supprimés. Je suis allé à mon lieu de vote, mon nom  était sur la fameuse liste rouge. Je suis un électeur réel mais je n’étais pas dans les conditions pour voter ». A-t-il expliqué.

                                                                                                         Par Aissatou Diallo pour couleurguinee

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