Les travailleurs licenciés de l’usine Diamant Ciment située dans la sous préfecture de Souguéta, préfecture de Kindia, continuent à réclamer leurs indemnités. Après avoir battu le pavé devant l’usine, ces 150 licenciés ont porté plainte contre leur employeur.

C’est après 3 mois de réclamation que ces travailleurs licenciés pour cause de coronavirus ont saisi le tribunal de première instance de Kindia. Leur procès programmé ce vendredi 26 juin 2020, a été reporté.

« Nous sommes venus ce matin pour notre situation, concernant le licenciement des travailleurs. Il y a de cela trois mois, nous avons été licenciés et nous étions avec les Togolais. Ils ont donné leurs droits aux Togolais et nous ils n’ont pas fait cas à notre situation, c’est pourquoi nous sommes là, parce qu’on a été programmé pour notre procès à la justice. Selon le président du tribunal le ministre récemment nommé doit être installé aujourd’hui à son poste ; toutes les audiences  sont  interdites pour le moment, c’est ce qui a fait que notre procès n’a pas eu lieu aujourd’hui. Le confinement, l’interdiction de regroupement dans les lieux publics sont entre autres les raisons du report. Nous sommes en train de consulter les avocats. Pour le moment, nous n’avons pas d’avocat. Ça fait au moins trois mois que nous sommes dans cette lutte. Nous avions rencontré le Sous-préfet ça n’a pas abouti, le préfet ça n’a pas aboutir le dossier, l’inspecteur du travail d’ailleurs  lui c’est le complice. C’est la raison pour laquelle nous sommes passés par la justice comme phase finale pour nous, en portant plainte contre les huit contractuels notamment : Diamond Ciment,  Nabintou, Renaissance, Elschadail, Dieu Grand, Destin, Fraternite, Malm, Eguico, pour une solution finale >> A expliqué Abdoulaye Camara, porte parole des licenciés.

Depuis leur licenciement qu’ils qualifient d’abusif ces 150 contractuels vivent dans des conditions très difficiles. Ils demandent à la justice de faire face à leur situation.

 » Tout ce que j’ai à dire aux autorités judiciaires, c’est de voir d’abord notre cas. L’ensemble des travailleurs qui sont là, c’est des pauvres et nous avions des familles à Tassen, il y a certains qui viennent de la guinée forestière, d’autre de Boké, en un mot toutes les contrés de notre pays. Nous n’avions pas d’autres moyens. Cela fait trois mois sans situation. Nos familles souffrent et beaucoup sont rentrées parce qu’ils n’ont pas de situation. Nous sommes au nombre de 150 travailleurs, si la justice n’intervient pas, nous allons encore prendre la porte de la société »  menace-t-il

A croire ces travailleurs licenciés, la date de leur procès, sera connue la semaine prochaine.

Par Bountouraby Dramé pour Couleurguinee.info

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