Il joue avec les mots. Il les tutoie, les vouvoie, les magnifie, les terrifie. Soulay Thianguel Bah est un as de la langue française. Je le dis à qui veut m’entendre. Lauréat du « Prix Théâtre RFI » 2020, remis ce dimanche à Limoges dans le cadre du festival francophone Les Zébrures d’automne, c’est le mérite qui est célébré. Soul est brillant et exceptionnel avec la langue française. Je le cite souvent avec feu Sambry Sako de Bokoro, un fils de la savane qui n’est plus de ce monde. A 70 ans, ce sage animait «  La chronique Assassine » du satirique Le Lynx avec son feuilleton « Poussière de cabane ». C’était une belle écriture. Avec une maitrise parfaite de la langue française. Ce dernier jouait aussi avec les mots. Voilà des Guinéens dont nous sommes fiers.

Soulay Thianguel privé, depuis 4 ans, du plaisir de vivre dans son pays est célébré ainsi par les Nations civilisées.  Grâce à sa dernière pièce « La Cargaison » enfanté lors du confinement dû à Coronavirus écrite durant le confinement en France en mars dernier.

Une véritable danse macabre dont les personnages sont des morts en mal de sépulture, des corbillards fatigués de faire leur boulot, des balles se plaignant de loger dans des corps, des cimetières las de recevoir des dépouilles selon nos confrères de RFI. Bravo Souleymane.

Par Abou Bakr pour couleurguinee.info