Une émission attrayante, animée par un journaliste professionnel qui s’investit à fond. L’émission Papier-Plume-Parole de Mohamed Salif Keita est de retour. Au grand bonheur des téléspectateurs. Le confrère s’est exprimé à ce sujet ce week-end. Pour rappel PPP est une émission littéraire qui a fait le charme de la lucarne joyeuse de la télévision nationale. Elle a égayé plus d’un spectateur. Elle souffle ses 34 ans ce mois de juillet.

« Je fais des soirées thématiques en apportant des éléments extérieurs qui sont des reportages justement aussi pour frapper à la porte des consciences. Avant, on faisait du talk-show et nous sortons de ça pour permettre aux téléspectateurs de savoir ce qui se passe en dehors du studio sur le plateau. C’est ce que nous appelons les soirées thématiques » explique Salifou Keïta.

Étant observateur du monde culturel, cet écrivain estime que la littérature guinéenne se porte bien.

« Nous avons l’émergence de jeunes gens qui reprennent le flambeau de nos aînés Camara Laye, Thierno Monénembo, William Sassine. Nous sommes très heureux qu’il y ait une nouvelle vague dont la tête de file est notre confrère Yamoussa Sidibé qui a publié plusieurs romans. Aussi, les dames qui arrivent dans la littérature qui étaient assez timides. De Aissatou Sira Baldé en passant par Zenab koumanthio Diallo et tant d’autres qui écrivent aujourd’hui des romans de qualités »

Une émission littéraire a un intérêt considérable pour une Nation indique cet écrivain.

« Elle renforce la culture spirituelle de l’esprit. Elle permet aussi aux téléspectateurs d’accéder aux livres. Car ce n’est pas tout le monde qui a la possibilité d’accéder aux livres par le biais des achats. Puisque nous n’avons pas de bibliothèques populaires dans notre pays. Mais, un auteur qui passe à la télévision et que l’animateur se permette de lire un passage de l’ouvrage ça permet aux téléspectateurs de connaître le livre qui a été publié et de connaître aussi l’auteur physiquement » explique-t-il

L’émission Papier Plume Parole doit survivre à un environnement actuel jugé hostile à la RTG.

« Les difficultés sont liées au contexte même de la maison. Mais, je pense que nous allons les surmonter. Tout est surmontable dans la vie et je pense que nous allons travailler dans ce sens là » dit-il, confiant.

Par Abdul Karim Barry Pour couleurguinee.info